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Galerie de vidéos

Vidéos des consultations de la Stratégie nationale sur le logement concernant la durabilité, l’abordabilité, l’inclusivité et la flexibilité du logement dans l’avenir au Canada.

Transcription

(Visuel: Écran à titre avec divers dessins de bâtiments de style tableau noir)

(Visuel: Mot-symbole Canada)

Texte à l’écran : “Let’s Talk Housing” “Parlons Logement”

Evan Siddall, Président de la SCHL (via une interprète) : Bonjour tout le monde et bienvenue. Bienvenue particulièrement à ceux qui participent par Facebook en direct. C’est une première expérience pour moi et je pense que ce l’est également pour le ministre et pour vous qui participez à travers le pays dans les évènements liés à la Journée nationale sur le logement.

(Visuel: Evan Siddall, Président de la SCHL et Jean-Yves Duclos, Ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social sont assis ensemble, devant une scène de cuisine. Dans la scène il y a un four, des placards et un petit bonhomme de neige just en arrière d’eux.  Le public est assis en devant, et Evan leur parle.)

Je suis Evan Siddall, président de la SCHL, et nous allons lancer cet évènement.

Evan Siddal : Je suis avec l’honorable Jean-Yves Duclos, le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social. Et des représentants ici de plus de 20 groupes de logements.

Nous sommes à Ottawa à l’ensemble de logements communautaires Beaver Barracks afin de célébrer une journée spéciale pour le secteur canadien de l’habitation.

Une journée où l’on reconnaît l’importance du logement pour nos collectivités.

Evan Siddall (via une interprète) : La Journée nationale du logement c’est l’occasion de reconnaître et de célébrer le bon travail fait à travers le Canada pour améliorer la vie des Canadiens à travers le logement.

Et une chose importante, c’est également l’occasion de remercier des membres des organismes tels que vous qui est ici qui vous en occupez.

Alors, heureuse Journée nationale du logement monsieur le ministre Duclos.

Jean-Yves Duclos, Ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social (via une interprète) : Merci Evan. Je pense que c’est une bonne journée pour nous.

(Visuel : Jean-Yves sourit et parle au public.)

Jean-Yves Duclos : Tout d’abord, pour remercier et féliciter la SCHL dont vous êtes le représentant pour le travail que vous avez fait en connexion (sic) avec notre communauté au cours des derniers mois.

Un travail collaboratif qui a nécessité la coopération d’une foule de Canadiens dont on parlera dans quelques instants, de communautés, et de représentants dont certains sont dans cette salle ici.

Donc, c’est un grand jour pour la SCHL. C’est un grand jour pour le gouvernement du Canada et, beaucoup plus important, c’est un grand jour pour l’ensemble des Canadiens.

Evan Siddall (via une interprète) : Comme vous le savez monsieur le Ministre, la célébration de cette année a généré un intérêt particulier et sans précédent avec la publication promise de notre rapport sur la stratégie nationale sur le logement.

(Visuel : Le public écoute attentivement à Evan, il y en a quelques-uns qui prend des notes.)

Il s’agit d’une conversation où nous avons mobilisé les Canadiens dans les derniers mois.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Alors Evan, comme je l’ai dit en français, je suis ravi d’être ici avec vous et avec les autres qui ont pu se joindre à nous en direct sur Facebook.

Nous sommes là pour partager le résultat de nos consultations nationales sur la stratégie sur le logement et je remercie les gens ici à Beaver Barracks de nous accueillir aujourd’hui.

Nous sommes ravis d’être avec des gens de partout au pays de Saint-Jean à Whitehorse, à Victoria et on me dit qu’il y a des centaines de personnes qui nous regardent à partir de l’association de la Colombie-Britannique à Richmond pour le logement abordable. Nous sommes loin des yeux, mais près du cœur.

Jean-Yves Duclos : Nous nous réunissons aujourd’hui sur le territoire traditionnel non cédé des Algonquins.

Evan Siddall (via une interprète) : Alors comme beaucoup d’entre vous le savent, depuis quelques mois la SCHL aide le gouvernement et le ministre à écouter les Canadiens ainsi que les experts en matière de logement et des partenaires tels que vous, et les peuples autochtones pour savoir comment on pourrait obtenir de meilleurs résultats dans le logement pour les Canadiens.

On a mené des consultations très larges.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Vous avez raison Evan et la réponse a été merveilleuse tant en tant que quantité qu’en tant de qualité.

Des milliers de Canadiens ont pris le temps de participer à des sondages en ligne et de présenter des idées à travers les canaux des médias sociaux.

Beaucoup d’autres ont contribué comme vous à travers les tables rondes d’experts.

Vous avez participé également à des groupes de réflexion et vous avez présenté des idées à travers le site web Parlons logement.

Jean-Yves Duclos : Autant pour tous les Canadiens et j’ai très hâte de donner suite à ce que nous avons entendu dans le cadre de notre travail collectif avec les Canadiens au cours des dernières semaines.

Et mon travail en particulier avec les autres ministres fédéraux et mes collègues provinciaux et territoriaux pour élaborer la stratégie nationale sur le logement. Une stratégie qui sera présentée aux Canadiens en 2017.

C’est une priorité pour notre gouvernement pour deux raisons.

La première, c’est une priorité dans le cadre de notre démarche globale qui vise à renforcer la classe moyenne et à promouvoir la croissance inclusive et à sortir plus de gens de la pauvreté.

Mais c’est aussi une priorité parce que nous savons que le logement est une condition essentielle pour que nos communautés fonctionnent bien.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : C’est pour cela que nous avons inclus dans le budget de l’année dernière 2,3 milliards de nouveaux dollars d’investissement pour le logement abordable pour les deux prochaines années.

Vous le savez, ce financement est à court terme et sert à adresser ou à répondre aux besoins les plus pressants en logement à court terme.

Ça va améliorer les conditions de vie des Canadiens à faible revenu et de la classe moyenne à travers le Canada.

En particulier, dans les communautés du nord, inuites, et autochtones. Nous reconnaissons qu’il faut faire plus et voilà pourquoi il faut de nouvelles approches.

Comme dans beaucoup d’autres familles canadiennes, vous avez vu l’énergie incroyable et l’enthousiasme que cette mobilisation par le gouvernement fédéral génère.

C’est parce que les familles peinent à combler leur besoin en logement.

Les logements abordables que nous avons sont vieux et on besoin de beaucoup de réhabilitation.

Il y a également beaucoup de lacunes dans notre système de logement que nous devons essayer de combler.

Jean-Yves Duclos : Le gouvernement à lui seul ne peut régler ces problèmes. C’est pour ça que la stratégie nationale sur le logement est tellement importante pour réunir nos efforts, établir une vision commune et des objectifs communs.

Maintenant, au cours des derniers mois vous savez aussi que nos consultations ont démontré qu’il y a beaucoup de volonté et d’enthousiasme pour le faire ensemble.

J’insiste à nouveau Evan sur le mot « ensemble » parce que nous avons aujourd’hui le privilège d’être en connexion par les médias des sociaux et aussi avec des gens dans la salle pour communiquer à tous les Canadiens la façon de faire ce travail ensemble.

Les intervenants nous ont présenté — et les familles nous ont présenté — une série de points de vue qui sont maintenant disponibles dans le rapport Ce que nous avons entendu.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Je voudrais souligner les efforts qui ont été faits par les gens qui vivent dans des circonstances d’habitation difficiles chaque jour et ceux qui vont plus bénéficier de la stratégie nationale sur le logement.

On a eu des groupes de réflexion avec les sans-abris, les Canadiens à faible revenu, les personnes ayant des limitations fonctionnelles, pour ne nommer que ceux-là.

Nous avons également mobilisé les collectivités autochtones qui vivent peut-être dans les conditions de logement les plus difficiles du Canada.

La SCHL avec votre équipe a organisé des tables rondes d’experts sur le logement en milieu rural, urbain, autochtone et dans le nord.

La SCHL a également rencontré les cinq groupes d’Autochtones et a appuyé les consultations avec eux.

Evan Siddall (via une interprète) :  Tout à fait d’accord avec vous monsieur le Ministre.  L’amélioration des conditions de logement pour les peuples autochtones et pour les populations à faible revenu dans notre pays : c’est ce que nous voulons.

Evan Siddall :  Écoutez attentivement pour comprendre les problèmes et les solutions possibles. Pourquoi ne pas parler du rapport lui-même? Qu’est-ce que nous avons appris grâce aux consultations.

Jean-Yves Duclos : Très bonne question, Evan.  Il y a un message très clair qui s’est dégagé de ces consultations et qui apparaît dans le rapport.

C’est que les Canadiens veulent le meilleur résultat en matière de logement, en particulier pour ceux qui ont le plus besoin d’aide.

Des résultats qui vont nous permettre d’appuyer une vision qui a été communément appuyée, une vision commune, que nous avions initialement proposée pour la stratégie nationale sur le logement.

Les Canadiens sont entre autres d’accord que toutes les familles, tous les citoyens de notre grand pays devraient avoir accès à un logement répondant à leurs besoins et un logement qui est abordable.

Aussi, que le logement est la pierre angulaire, une des pierres angulaires certainement, du développement de communautés durables, de communautés inclusives et d’une économie canadienne vigoureuse dans laquelle tous ont une chance de prospérer et de se développer.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Voilà de quoi il s’agit. Donc, rendre le logement abordable un catalyseur pour d’autres avantages liés aux bonnes conditions de logement.

Lorsque les gens ont un logement abordable et stable qu’ils peuvent appeler leur chez-eux, ils seront mieux équipés pour poursuivre leurs études, rester au travail et appuyer leur famille.

Le logement abordable qui est conçu et construit avec d’autres facteurs en tête tels que la proximité au travail, au transport en commun, aux services communautaires, aux espaces publics, aux garderies et d’autres structures qui facilitent la création de liens dans la communauté au niveau social, politique et économique.

Et en retour, cela a fait boule de neige dans ce sens que ça renforce l’économie, ça contribue au renouveau urbain et aide à créer des communautés vibrantes.

Personne ne sera étonné de savoir que le problème du logement ou du financement stable à long terme par le fédéral et d’autres paliers gouvernementaux a été soulevé à plusieurs reprises.

Les Canadiens ont besoin d’aide pour pouvoir combler le fossé entre ceux qui peuvent avoir accès au bon logement et ceux qui ne peuvent pas.

Jean-Yves Duclos : … ils sont nécessaires pour appuyer notre vision commune et aider à résoudre les problèmes les plus pressants en matière de logement.

Question du public (inaudible)

Jean-Yves Duclos : Il a aussi été demandé presque unanimement par tous ceux qui ont eu la générosité de communiquer avec nous que les gouvernements, les leaders autochtones et les secteurs privés et sans but lucratif collaborent pour mieux mettre à profit leurs connaissances, leurs ressources et le potentiel et l’élan que génère l’enthousiasme que nous avons constaté au cours des derniers mois.

Les Canadiens croient aussi qu’il faut accorder plus d’attention à la collecte, à l’analyse et au partage de données sur le logement de manière à appuyer cette innovation, et la prise de décision commune et éclairée qui mèneront à des processus plus inclusifs, plus ouverts, plus transparents et plus redevables en vers les Canadiens.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Alors, où est-ce que les Canadiens pensent que l’on doit focaliser notre attention.

Evan Siddall (via une interprète) : Eh bien oui monsieur le Ministre. Où?

(Rire de la salle)

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Très bonne question. C’est une excellente question qui a besoin d’une bonne réponse.

Comme vous le savez Evan, et comme nous le savons tous maintenant, il y a des thèmes qui ont émergé.

Dans l’ensemble, les Canadiens sont d’accord que la stratégie nationale sur le logement doit comprendre des mesures pour répondre aux besoins des Canadiens à faible revenu ou vulnérables.

Nous devons mettre fin à l’itinérance et nous assurer que les aînés est les familles à faible revenu puissent payer un logement ainsi que les autres biens de première nécessité. Ce n’est pas juste une question de briques ou de mortier.

Il s’agit de donner aux gens l’occasion de réussir et de bâtir de meilleures vies pour eux-mêmes, pour leurs familles et pour leurs collectivités.

Les Canadiens croient également que nous devons renforcer la capacité des fournisseurs de logements pour promouvoir les modèles de financement novateurs (inaudible) d’appuyer le développement de nouveaux logements abordables.

Jean-Yves Duclos : ... accordés à l’amélioration des conditions de logement des Autochtones où ils habitent y compris, évidemment, dans le nord.

Les Canadiens croient que la solution réside dans une approche et un partenariat plus inclusifs et plus intégrés ainsi que dans une plus grande autonomie en matière de logements par les décideurs, les personnes et les communautés, ainsi que les groupes autochtones.

Nous avons aussi entendu que la stratégie nationale sur le logement devait relever les défis grandissant en matière d’abordabilité auxquels les Canadiens à faible revenu et moyen revenu font face dans beaucoup de nos communautés.

Cela comprend : assurer la disponibilité d’une gamme d’options de logements y compris les options de logements locatifs qui sont abordables, et à faciliter l’accès à la propriété dans les marchés où les prix sont ou bien très élevés ou en forte croissance.

Enfin, les Canadiens nous ont dit qu’ils souhaitaient que la stratégie nationale sur le logement intègre des solutions qui contribuent aux objectifs plus vastes du Canada et des Canadiens en matière de changements climatiques.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Il est important de noter que ceux qui ont participé aux consultations ne se sont pas limités à énumérer des problèmes.

Chose plus importante, ils ont identifié les occasions et les solutions novatrices pour régler ces problèmes et aider à focaliser sur les résultats mesurables. Toute cette information et ces constats seront pris en compte dans notre élaboration de la stratégie.

Comme vous le savez Evan, capter quatre ou cinq mois de travaux de consultations dans le temps qu’on a aujourd’hui, et bien, c’est impossible d’en parler aujourd’hui.

Donc je vous encourage à visiter le site web Parlons logement pour lire, à mon avis, le rapport très impressionnant intitulé Ce que nous avons entendu.

Là vous aurez accès à une analyse plus détaillée de ce que les Canadiens nous ont dit généreusement sur le logement.

Evan Siddall (via une interprète) : Je suis d’accord avec vous. Je crois que c’est impressionnant et ce n’est pas s’autocongratuler quand on le dit.

Et comme vous le dites, monsieur le Ministre, ç’a été préparé par le Conference Board du Canada. Je suis sûr que les gens dans la salle et nos téléspectateurs sur Facebook se demandent ce qui va suivre.

Donc vous devrez continuer cela pour que je puisse suivre.

Evan Siddall :  Lorsque la stratégie nationale sur le logement est mise en œuvre quelle forme est-ce qu’elle prendra?

Jean-Yves Duclos : Excellente question. Alors, la stratégie nationale sur le logement nous aidera un, à mieux harmoniser nos efforts avec les autres niveaux de gouvernement.

Les gouvernements des provinces et des territoires étant nos partenaires premiers, les partenaires avec lesquels nous allons maintenant faire le point maintenant que le rapport est disponible.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Dès le début, on a pris une approche pangouvernementale dans l’élaboration de cette stratégie nationale sur le logement qui dit également que j’ai maintenant l’obligation de travailler avec mes autres collègues du Cabinet fédéral.

Et, de les mobiliser afin de m’assurer que les occasions créent par ce rapport au niveau du partenariat avec les autres intervenants à travers le Canada et les autres ministres de mon gouvernement soient pleinement prises en compte.

Cela comprend, par exemple, la question de la sécurité, de l’inclusion sociale, des aînés, des gens ayant des limitations (fonctionnelles), les familles autochtones, les problèmes de correspondance avec le transport en commun et le logement.

Ça comprend les défis environnementaux que nous connaissons tous et qui sont des défis pressants dans l’esprit de beaucoup de Canadiens.

Il s’agit de connecter beaucoup de gens et de connecter beaucoup de dimensions. Ça, c’est le prochain défi dans cette stratégie nationale sur le logement.

Evan Siddal : Merci pour cette introduction. Nous allons maintenant prendre les questions du public et des médias sociaux.

Evan Siddall (via une interprète) : Je les ai ici sur iPad. Alors nous avons des questions d’à travers le Canada. D’ailleurs, je suis ravi de dire que, bon, #parlonslogement est maintenant à la hausse à travers le Canada. Donc félicitations! Là on est en train de prêter attention à nous.

La première question vient de Michelle qui est évidemment de Kelowna et sa question est posée sur Facebook.

Elle demande, «Il y avait un programme d’encouragement pour le fédéral pour construire des logements locatifs. Est-ce que c’est disponible parce que le parc locatif dans beaucoup de collectivités est très faible y compris Kelowna.»

Jean-Yves Duclos : Et bien merci Michelle pour votre question. Comme je l’ai dit, on a une stratégie en deux étapes pour préparer une stratégie.

La première étape c’était en mars 2016 et la deuxième étape c’est ce que nous faisons aujourd’hui : élaborer une stratégie nationale sur le logement et ça engage le gouvernement fédéral sur dix ans.

Le budget de mars 2016 a annoncé des mesures pour appuyer les logements locatifs. Le premier s’appelle le fonds d’innovation.

L’appel de propositions pour ce fonds d’innovation a été lancé au mois d’août.

Donc ce sera possible pour les collectivités, les organismes et d’autres partenaires de présenter leurs demandes afin de profiter du fonds d’innovation qui va appuyer des façons novatrices d’appuyer le logement locatif.

La deuxième initiative annoncée au mois de mars dernier c’était l’initiative financière pour appuyer le logement et ce programme sera annoncé dans les prochaines semaines.

Ça va offrir des ressources majeures au niveau des prêts pour aider à combler les besoins des logements locatifs.

Evan Siddall (via une interprète) : En fait, vous avez demandé à la SCHL de gérer ce programme pour vous donc on va faire l’annonce bientôt sur les processus de demandes de proposition.

Evan Siddall :  Isabelle sur Facebook en français, «Qu’avez-vous entendu pour venir en aide aux jeunes familles?»

Jean-Yves Duclos : C’est une question qui a été posée beaucoup par les gens qui nous ont accompagnés au cours des derniers mois. Les défis d’accès à un logement décent et abordable sont particulièrement importants pour les familles jeunes parce que ces familles, un, font face à des défis économiques que les générations antérieures ont moins connus. Donc, la précarité du travail, les salaires qui sont souvent pas tout à fait à la mesure des besoins auxquels font face ces familles, surtout lorsqu’ils ont de jeunes enfants. Des défis de connexion à leur communauté, des défis de services de garde, éducation, donc d’accès à des services publics de qualité et appropriés.

Donc, ces familles, dans plusieurs de nos communautés ont des défis importants lorsque viens le temps d’acheter une maison ou, souvent aussi, louer au départ.

Les initiatives que j’ai mentionné il y a quelques instants qui vont appuyer le développement du marché locatif vont les aider et, à plus long terme, les investissements que nous allons faire dans le logement abordable en partenariat avec nos communautés, avec nos partenaires, vont aussi faire une différence importante.

Evan Siddall (via une interprète) : Alors comme vous l’avez mentionné monsieur le Ministre, l’association de la Colombie-Britannique du logement social se réunit à Vancouver et nous avons une question de ce groupe. Vous pouvez les voir à travers la caméra.

«Les gouvernements locaux jouent un rôle important en appuyant le mandat fédéral dans l’entretien de parcs de logements adéquats à travers le Canada. Comment est-ce que le fédéral va travailler avec les autres paliers de gouvernement pour l’élaboration et l’application de la stratégie nationale sur le logement?»

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : J’aime beaucoup cette question. C’est une question importante.

Dans nos engagements et dans nos discussions avec les collègues des provinces et territoires on a eu un débat ouvert sur l’importante d’avoir un partenariat plus ouvert et plus inclusif y compris avec les municipalités et d’autres partenaires dans les collectivités.

Alors nous allons accroître la capacité d’appuyer les investissements dont nous avons trouvé les voies et moyens de respecter notre partenariat privilégié avec les provinces et territoires. Et le souci de plus d’ouverture et de transparence et de réalisation de compte dans l’utilisation de ressources que le fédéral va fournir à long terme.

Evan Siddall (via une interprète) : Il y a à peu près un mois et demi vous et moi on a rencontré le caucus des maires des grandes villes de la fédération canadienne des municipalités.

Il y a une question de Roger sur Facebook. Il a dit «Parlons du logement dans les petites collectivités.» Qu’en pensez-vous, monsieur le Ministre?

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Les petites collectivités vivent des défis qui sont différents de ceux qu’on voie dans les grandes villes.

Les petites collectivités c’est là où les familles souvent ont plus de difficultés au niveau du transport, au niveau de l’accès à des services de garde de qualité et c’est là où l’accès à l’éducation de qualité est plus compliqué et pour leurs enfants.

Évidemment, le développement économique des petites collectivités est souvent entouré de défis, de mondialisation, de déplacement de développement de ressources naturelles.

Nous savons que ces défis que vivent les petites collectivités varient par rapport à celles des grandes villes. Surtout au niveau du parc de logement plus âgé et dans les petites collectivités il y a souvent plus d’aînés. L’âge moyen des enfants vivants là est souvent plus élevé, donc avec l’âge vient une différence dans les priorités et les besoins.

Evan Siddall (via une interprète) : Donc nous devons être (inaudible) pour combler ces besoins-là. Nous avons un micro ici quiconque dans la salle a des questions.

(Visuel : Evan cherche parmi le public pour quelque-un qui veut parler.)

Monsieur. Oui, comment allez-vous? Pouvez-vous amener le micro derrière là-bas s’il vous plaît juste pour qu’ils vous entendent sur Facebook en direct.

(Visuel : Evan trouve quelque-un. Les gens rient doucement.)

Membre de public (via une interprète) : Oui. Bonjour monsieur le Ministre. David de l’association canadienne des constructeurs de logement. Je pense que le rapport est une excellente base pour l’avenir.

(Visuel : Membre du public dans un ensemble noir qui est assis à l’arrière de la chamber prend le microphone.)

Membre de public (via une interprète) : Moi, j’allais juste vocaliser sur un aspect de ce rapport. C’est peut-être implicite tout au long de ce rapport et il s’agit du renforcement des capacités et de la génération des connaissances, et du partage des pratiques exemplaires.

Je me demande tout simplement si on peut travailler ensemble davantage sur le renforcement de la capacité institutionnelle pour faire des choses nouvelles et différentes avec le temps.

Évidemment les indicateurs vont appuyer cela et il ya toute la question du développement des forums de recherche et d’analyse et des forums pour les partenariats et les coentreprises entre le secteur public et le secteur privé.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Alors cela fait partie de l’ambition élargie qu’on a pour la SCHL. Nous espérons que la SCHL sera disponible et prête à jouer un rôle accru pour faire exactement ce que vous venez de décrire.

(Visuel : Jean-Yves parle et Evan écoute.)

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : D’abord fournir plus de renseignements et deuxièmement, faire mieux comprendre la situation du logement, les conditions de logement de nos familles et comment améliorer ces conditions. Et dans une institution, le partenariat c’est important.

Je pense que c’est un défi. Est-ce que vous êtes prêts?

Evan Siddall (via une interprète) : Oui, on est prêt. Merci de me poser une question plutôt facile monsieur le Ministre.

Le ministre et moi nous avons eu plusieurs conversations là-dessus. Sur notre responsabilité de renforcer les capacités, comme vous le dites, et surtout d’établir notre base de données et de partager les renseignements avec les Canadiens. On a commencé cela et on a du travail à faire. Comme le ministre le sait, on va lui fournir un rapport à la fin de l’année pour notre plan sur les données et les lacunes en recherche.

J’ai vu une autre question là-bas. Oui, monsieur.

(Visuel : Evan trouve un autre membre du public pour parler.)

Membre de public (via une interprète) : John Dickie, président de la Fédération canadienne des constructeurs d’appartements.

(Visuel: Membre du public, avec une cravate rouge à rayures, demande un question au microphone. Les autres membres du public écoutent et une photographe prends des photos.)

Membre de public (via une interprète) : Dans les questions et le rapport aujourd’hui, nous voyons beaucoup de discussion sur les besoins des occupants, des résidents des logements sociaux. Évidemment, ces besoins sont importants, mais en plus n’oublions pas qu’un million de foyers canadiens vivent dans des logements et des besoins essentiels en logement.

Et à part leur assistance sociale ou leur faible revenu, ils ne reçoivent presque pas d’aide pour le logement.

Qu’est-ce que le gouvernement et la SCHL ont fait à propos de ces préoccupations que vous pouvez partager avec nous? Pouvez-vous nous dire si le gouvernement compte écouter les (inaudible) de ces personnes?

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Oui. Si vous le permettez, je vais résumer ce que vous venez de dire. On a entendu deux questions différentes. Il y a les préoccupations concernant les gens et les préoccupations concernant les lieux. Les préoccupations des gens sont axées sur ce qu’on venait de dire.

(Visuel: Jean-Yves)

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : C’est-à-dire que ce qui compte c’est les gens. Donc, on veut s’assurer que partout où les Canadiens ont des besoins qu’on puisse recevoir le soutien dont on a besoin et auquel ils s’attendent de leur gouvernement.

(Visuel : Evan et Jean-Yves)

Surtout s’ils vivent dans des circonstances économiques difficiles ou dans un logement inadéquat.

Donc, c’est un enjeu. Les idées ont déjà été fournies pour cette idée et la prochaine étape c’est de voir comment assimiler ces vues et ces idées.

Comme je l’ai dit, les provinces et les territoires ont leur rôle à jouer, comme vous venez de le mentionner, mais le fédéral également. Le fédéral est là pour promouvoir l’inclusion sociale et la réduction de la pauvreté.

Evan Siddall (via une interprète) : Je pense qu’on a du temps pour peut-être deux autres questions. Josh de Facebook vous pose une question monsieur le Ministre. «Comment est-ce que le gouvernement fédéral va appuyer les services communautaires qui vont au-delà des choses de bases?»

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : J’aime beaucoup cette question également. Ça revient à ce que j’ai dit plus tôt lorsque j’ai dit qu’on veut connecter les partenaires ensemble, ainsi que les différentes dimensions de la vie de nos familles.

On sait que le logement c’est très important. Ça procure déjà la sécurité physique, mais également le logement connecte les différentes dimensions importantes de la vie familiale.

Prenons l’exemple des aînés. La capacité d’un aîné de se déplacer, d’avoir accès à un environnement sécuritaire, aux soins à domiciles, aux soins de santé, à continuer de participer dans la vie sociale et économique. Donc on reconnaît et on a entendu l’importance de ces dimensions dans le programme élargi pour le logement.

On va devoir se mettre en partenariat pour faire cela. Le fédéral ce n’est pas le seul palier ou ce n’est pas le meilleur endroit pour appuyer les services de santé, les services de soins à domiciles, et le fédéral n’a pas toutes les réponses en ce qui concerne l’inclusion sociale et économique de nos familles.

Le partenariat avec les organismes locaux, les municipalités, les provinces et territoires ce serait clé pour cela. Absolument.

Evan Siddall (via une interprète) : Le micro s’en vient. Question ici dans la salle.

Membre de public : Merci. Bonjour, monsieur le Ministre, je suis Michael Bach de l’association canadienne de vie autonome. Nous aidons les gens ayant des déficiences intellectuelles. Il y a beaucoup de Canadiens ayant des déficiences qui n’ont pas accès à des logements abordables.

(Visuel : Membre de public situé à l’arrière de la chamber, prês de la fenêtre prends le microphone.)

Membre de public : L’un des défis c’est que beaucoup de gens ayant des déficiences vivent dans des installations, dans des centres hospitaliers des soins aigus et doivent vivre dans des foyers à partir de 25 ans en partie à cause du manque de la sécurité du revenu et du manque du soutien communautaire.

Mais il y a beaucoup d’organismes sur le terrain qui ont ce genre de (inaudible) et qui ont l’expertise nécessaire pour aider les gens à cheminer à travers le marché indépendant du logement. Vous avez parlé du gouvernement et des municipalités. Il y a beaucoup de capacité dans les groupes communautaires, mais il leur faut de l’aide pour peut-être innover leur parc de logements, pour créer des partenariats.

À moins qu’on ne crée de nouvelles relations et qu’on appuie leur transformation, je ne pense pas qu’on va pouvoir permettre aider ceux qui sont les plus difficiles à aider à accéder au marché du logement.

Est-ce qu’on peut anticiper des relations singulières avec le gouvernement fédéral pour ce genre de transformation? Pour le renforcement de la capacité sur le terrain?

Nous apprécions beaucoup l’engagement envers l’inclusion sociale, mais pour que cela se matérialise il va falloir beaucoup de transformation sur le terrain.

J’apprécie votre intervention et je suis reconnaissant pour votre rapport.

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Deux mots clés, je pense, être proactif ou souple, et la transformation.

(Visuel: Jean-Yves and Evan)

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Je sens, comme vous, la capacité énorme de nos collectivités d’utiliser leurs ressources humaines et leur expertise afin d’appuyer les objectifs du gouvernement. Donc, dans ce contexte, on veut être souple et nous voulons être proactifs en permettant d’investir, je ne sais pas comment exactement on va s’y prendre, mais ça, c’est quelque chose de clé qu’on a appris lors des consultations. Donc en permettant aux investissements fédéraux d’appuyer proactivement les énergies dans la communauté, parce que c’est là où l’expertise, l’énergie et l’expérience se trouvent.

La deuxième chose c’est la transformation. Parce qu’on veut toujours faire mieux. Il y a des choses qu’on a apprises au cours des dernières décennies et qui sont des choses qui ont marché plus ou moins bien, mais qui pourraient mieux marcher.

Donc, en misant sur cette expérience ça va nous aider à faire avancer notre stratégie nationale sur le logement et nous comptons sur vous.

Evan Siddall (via une interprète) : Une autre question.

Membre de public: Bonjour, je suis Stéphane Corriveau à la fois de l’Association canadienne pour l’habitation et la rénovation urbaine, et le Réseau québécois des OSBL d’habitation.

(Visuel : Membre du public, qui porte une chemise blanche et propre prend le microphone.)

Membre de public : Premièrement, merci, le rapport est exemplaire et la démarche jusqu’à maintenant était vraiment inspirante. Alors, on vous remercie pour ça.

Il y a quelques semaines vous étiez à Quito pour une Conférence internationale où le gouvernement canadien a signé une déclaration qui dit, en gros, que le droit au logement est fondamental.

C’était une répétition d’engagement précédemment pris par le gouvernement canadien. Il y a au Canada, des centaines de milliers de personnes qui vivent déjà dans des conditions de logement acceptables à travers le logement social, le logement communautaire, mais aussi 1 600 000 ménages qui vivent dans de mauvaises conditions de logements. Que ce soit à cause des enjeux de prix, des enjeux de qualité de l’habitation.

(Visuel : Jean-Yves fait signe de oui avec la tête.)

Est-ce que le gouvernement canadien ou, surtout, la question est, qu’est-ce qu’on peut faire, nous qui sommes ici dans la salle aujourd’hui et partout à travers le Canada qui nous écoute?

Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous aider? Pour faire en sorte que l’ensemble de vos collègues du Cabinet et des gouvernements provinciaux puissent intégrer la notion que le logement est effectivement un droit humain fondamental?

Et, que les moyens et les mesures du gouvernement, à la fois du gouvernement canadien et des autres provinces, qui vont être mis en place vont avoir suffisamment d’ampleur pour répondre à cet enjeu-là qui, comme vous l’avez très bien expliqué, a toutes sortes de retombées outre le simple fait de ne pas avoir un logement de qualité. Des retombées sur la santé, sur l’éducation, sur le travail et ainsi de suite.

À quoi vous vous attendez de nous et qu’est-ce qu’on peut faire pour vous aider maintenant et pour toutes les autres étapes du processus pour faire en sorte que les moyens mis en place répondent aux enjeux que vous avez parfaitement identifiés?

Jean-Yves Duclos : Merci Stéphane. Et je me permets de vous remercier et de féliciter à travers vous, tous les autres partenaires qui, non seulement, à Quito — où vous étiez vous aussi —, mais aussi dans les derniers mois ont pu travailler avec nous pour développer ce rapport.

(Visuel : Jean-Yves et Evan)

Le rapport est un résultat collectif. Comme disait Evan tout à l’heure, on a simplement mis les choses ensemble, mais les «inputs» viennent de vous. Ils viennent des communautés.

Qu’est-ce que la communauté peut faire à court terme et à plus long terme pour appuyer notre souhait d’être davantage en appui de ce que vous faites? Bien, deux choses. La première c’est de continuer à faire valoir votre point de vue sur les tribunes auxquelles vous avez accès.

Continuer à faire valoir, je crois, l’importance d’un partenariat plus ouvert, plus inclusif et plus redevable aussi des différents partenaires qui veulent travailler aux conditions de logements de nos familles.

Et la deuxième chose, c’est à plus long terme.

Certainement après que la stratégie va être officiellement annoncée et que les engagements du gouvernement canadien seront connus à long terme.

Mais là, soyez prêts à répondre aux invitations qui vont vous être faites pour, comme je disais il y a quelques instants, pour faire en sorte que vos énergies, votre expertise puissent le mieux possible appuyer notre souhait de vous aider.

Parce que le gouvernement canadien va toujours rester limité dans sa capacité de faire les choses correctement. Les ressources vont toujours être limitées.

Ce qu’on souhaite c’est que votre disponibilité et votre expertise maximisent les chances que ces ressources-là aient le plus d’impact possible dans nos familles.

Evan Siddall : Voulez-vous répondre à une autre question de la part de la Fédération des Chambres immobilières du Québec sur Facebook? Une autre?

Jean-Yves Duclos : Bien sûr.

Evan Siddall : «Suite aux consultations avez-vous l’intention de mettre en place des mesures concrètes pour augmenter l’accessibilité à la propriété?»

Jean-Yves Duclos : Écoutez, l’accès à la propriété fait partie du continuum des circonstances de logement. On sait que quand on peut accompagner nos familles et les amener, d’un point de vue économique et d’un point de vue du logement, dans la croissance, dans ce continuum du logement, on a plus de chance éventuellement de faire en sorte que les familles qui le souhaitent puissent accéder à la propriété.

Donc, c’est en travaillant sur le logement abordable, entre autres le logement locatif abordable, en travaillant sur la préservation de notre stock de logements sociaux et la rénovation et l’amplification de ce stock pour répondre aux besoins des familles à plus faible revenu.

C’est en travaillant, entre autres, sur ces aspects du continuum que nous allons continuer aussi à appuyer la capacité de nos familles à devenir propriétaire.

On sait que beaucoup de nos familles le souhaitent. Dans certaines communautés c’est très difficile maintenant d’y arriver et par conséquent, à la fois en jouant sur le continuum, et je répète, en travaillant avec nos partenaires qui ont souvent un rôle encore plus important sur les questions d’accès à la propriété.

Je pense ici surtout aux municipalités lorsque vient le temps de procéder à la planification urbaine. Bien c’est là qu’on peut effectivement maximiser les chances que les familles qui le souhaitent puissent avoir accès à la propriété.

Evan Siddall : Merci.

Evan Siddall (via une interprète) : Malheureusement le temps est écoulé. Merci tout le monde pour vos questions réfléchies ici dans la salle et pour le rapport, ce que nous avons entendu.

Je vous assure que ça ne se termine pas ici.

D’ailleurs la SCHL continuera de répondre aux questions sur les médias sociaux.

Evan Siddall : Merci au ministre Duclos de sa présence — de votre présence pour parler du rapport et répondre à vos questions. Je rencontre le ministre régulièrement pour discuter des questions relatives au logement. La SCHL continuera d’appuyer l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie nationale sur le logement qui a été enrichie par vous tous et par des milliers de personnes d’un bout à l’autre du pays.

Un dernier mot monsieur le ministre?

Jean-Yves Duclos (via une interprète) : Bien ce que j’ai dit plus tôt. Je pense que ça, c’est un résultat collectif d’un effort collectif. Je suis reconnaissant envers vous tous dans cette salle et aux nombreuses personnes en dehors de cette salle pour votre contribution à cette consultation sur la stratégie du logement.

Pour réaliser cette vision qui est maintenant, je pense, commune que tous les Canadiens ont accès un logement répondant à leurs besoins et qui est abordable. Et que cet accès au logement est la pierre angulaire du développement de communautés qui sont à a fois durables, inclusives et de communautés qui appuient le développement économique au profit de la classe moyenne et de tous ceux et celles qui aimeraient bien en faire partie.

Evan Siddall : Bonne journée tout le monde, et merci.

(Applaudissements du public pour la fin de la scéance.)
Texte à l’écran : “Let’s Talk Housing” “Parlons logement”
(Visuel: Diapositive titre final, dessins de maisons de style tableau noir, bulles de langage, Mot-symbole Canada)

Parlons logement : ce que nous avons entendu. En direct tenue le 22 novembre 2016.

Transcription

Michel Tremblay : Bonjour tout le monde, rebienvenue, il est évident que je ne suis pas Evan Siddall, je suis Michel Tremblay, c'est vraiment une question des avion, des train et automobile, Evan est bloqué dans le trafic, il sera ici pour les dernier mot.

Ça a été une longue journée pour vous tous, mais ça fait 45 minutes que je suis dans la salle, je vois qu'il y a beaucoup de passion, beaucoup d'excitation, vous voulez communiquer vos points de vue.

J'aimerais prendre une minute pour remercier tous ceux qui nous regardent en ligne, pour faire l'historique de représentants de 25 intervenants nationaux et d'organisme se sont réunis pendant la journée pour explorer des nouvelles idée, approche, permettant d'améliorer les logements et les résultats socio-économiques pour les canadien et canadienne.

Cette séance fait partie d'un exercice de consultation pour former le développement d'une stratégie national du logement. La journée a été organisé dans plusieurs séance où les participant discutaient de thème reliés au logement on leur a demandé de communiquer leur pensée sur plusieurs de ces idée présenté pour consultation, pour identifier les propositions les plus prometteuse et de les améliorer si possible.

Je demanderais à chaque groupe de faire un résumé en deux ou trois minutes de leur principal constatation et de leurs solutions les plus prometteuse, ensuite je parlerai brièvement ou evan parlera brièvement des prochaines étapes avant de terminer la réunion. On va commencer avec l'itinérance. J'inviterais Tim Richter à venir à l'avant, s'il vous plaît.

Tim Richter : Il n'y a pas de pression, il faut que ce soit court. Alors dans notre groupe, on a eu une conversation à bâtons rompus, alors je vais essayer d'en faire une paraphrase, on a noté plusieurs choses, comme cela a été mentionné aujourd'hui, la schl se voit dire par les canadien et les canadienne que l'itinérance est une priorité pour le logement c'est une chose que nous appuyons.

Plus tôt aujourd'hui nous avons également vu des résultats de présentés ou une proposition de résultat, à l'effet qu'on cible l'itinérance pour que l'itinérance devienne rare, brève, et quelque chose qui arrive une seule fois. C'est quelque chose également que nous appuyons. Dans une des questions, on nous a demandé de nous adresser des stratégies potentielles pour atteindre cet objectif.

Différentes choses ont été discutées, nous avons noté qu'il y a plusieurs endroits au Canada qui ont connu des réussites dans la réduction, calgary, edmonton et hamilton ontario, récemment, dans les collectivité, il y a des pratique exemplaire qu'on pourrait utiliser dans notre stratégie national du logement.

On a également parlé d'une autre chose, en profondeur. On a dit qu'on devrait donner la priorité aux canadien qui ont le plus grand besoin on a noté qu'il y a certaines communautés où il y a beaucoup de personnes qui ont de grand besoins et beaucoup d'entre eux peuvent mourir du manque de logement et qu'ils reçoivent pas ces service alors il faudrait donner la priorité à ceux qui ont le plus grand besoin, en donnant l'appui au logement, et ce n'est pas uniquement le logement il faut également d'autres aides, telle que les soutiens de santé mentale, le soutien économique et contre la toxicomanie. On a noté ce qui a réussi dans les différentes régions du Canada, premièrement, il y a le besoin d'obtenir des meilleur donnée sur l'itinérance.

J'ai mentionné que si vous allez chez Wal-mart, ils peuvent vous dire ce qui se passe pour chacun de leurs produits dans chacun dans leur magasin autour du monde mais nous, on ne peut pas faire la même chose pour les sans-abri. Il y a également l'importance de coordonner cet effet local et il a été fortement ressenti que le financement de l'itinérance ne devrait pas provenir des provinces, que ça devrait venir des municipalités, et que le gouvernement en vertu de la stratégie national du logement, s'il s'intéresse aux sans-abri, il faut qu'il se concentre sur les résultats et une troisième question, quel a été le rôle du gouvernement fédéral, on a répété les commentaire d'auparavant à l'effet que le leadership fédéral est important mais que l'itinérance c'est quelque chose de local et il faut du leadership local et je crois que la solution serait de renouveler cette stratégie de partenariat contre l'itinérance, merci.

Michel Tremblay : Merci Tim pour les aîné, les personnes distincte, Jason Stephen, il y a des marches de l'autre côté de l'estrade.

Jason Stephen : Je suis assez grand je n'ai pas besoin de marches. Pour la première question, quels sont les résultats que vous recherchez dans ce domaine, une des suggestions était d'utiliser les réer pour permettre aux aînés de rénover leurs maisons, s'ils ont besoin de le faire dans le cas d'handicap, le réer pourrait être utilisé également pour les familles qui veulent faire venir leurs aînés, pourraient utiliser le réer pour adapter leur maison, préparer un montant qui pourrait être remboursé à une date ultérieure, créer des rénovations pour les gens qui ont un handicap, alors des rénovations abordables dans les cas des personnes qui ont des problèmes de mobilité, on pourrait créer des crédits de la tps ou de la taxe harmonisée, pour les gens qui veulent rester chez eux, on doit trouver des moyens qui permettront à ces gens de rester dans leur maison le plus longtemps possible.

On peut préparer les maisons pour utiliser des options, telle que les ascenseurs, on nous a demandé également d'utiliser la perspective autochtone, alors on a parlé de logement sur la réserve pour avoir des visites permettant l'entretien de ces maisons, il y a beaucoup de maisons qui ont des escaliers pour les aînés, ce n'est pas toujours praticable, alors il y a certaines partie de la maison qui sont pas aussi bien utilisées que d'autres.

La deuxième question, quelle stratégie et solution sont nécessaires pour obtenir les résultats escomptés, et bien l'accès des programmes gouvernementaux de financement, pour de tels programmes, les aînés pourraient y avoir accès pour rester dans leur maison plus longtemps, un programme pour sous tenir les aîné dans leur maison avec de l'entretien, des visites.

Pour aider ces aînés, il ne faut pas répéter les services qui existent déjà, il faut travailler ensemble entre le fédéral et le provincial, il faudra également que ces famille reçoivent des visites du ministère de la santé, des services sociaux, tout en préservent cette confidentialité et leur vie privée.

Quand on parle de perspective autochtone, pour les bandes, une visite de différents ministères, et de bons services de transport. La dernière question, quel seraient les rôle des intervenants à l'avenir, il faut éliminer les obstacles qui existent maintenant, au niveau provincial, on nous a dit que les permis de construction, pour obtenir des permis de construction, que ça prend beaucoup de temps, on veut réduire les obstacles à l'achat des logements, il faut également des incitatifs provinciaux, une ristourne de la tps, on parle également avec l'agence canadienne du revenu pour avoir des rabais d'impôt, pour les aînés, pour leur permettre de rester chez eux au lieu d'être dans des résidences pour aîné.

On veut également des options plus abordables pour les aînés, certain aînés sont certains moyens mais pas tout l'argent dont il leur faut, il faut différentes options pour réduire les taxes foncières, permettant aux aînés de rester dans leur maison et une meilleure communication entre le fédéral et les provinces, cela est associé aux résidences pour aînés.

À ce moment-ci, comme on l'a dit au tour de table, on a deux paliers gouvernementaux qui ne communiquent pas entre eux pour mieux gérer la situation et permettre aux gens de rester chez eux plus longtemps. Merci.

Michel Tremblay : Merci Jason. Maintenant, logement autochtone, Dwight Dorey.

Dwight Dorey : Très bien, merci. Premièrement, j'aimerais dire que j'ai trouvé que la séance ce matin était très bonne. Ça nous a expliqué le fonctionnement de ce processus, et comment les différents groupes seront engagés pour développer cette stratégie.

Pour nous, en tant que peuple autochtone, surtout pour moi-même mais également du point de vue des centre d'amitié et des inuits, je dois dire qu'on met la charrue devant les boeufs, parce que nous avons déjà demandé et nous allons engager un dialogue interne avec nos propres experts dans le domaine du logement et ces séances n'ont pas encore eu lieu. Quand on parlera de solutions, on n'est pas prêts à le faire aujourd'hui.

Alors on est heureux de voir que ce processus a été mis en chantier, et quand on aura parlé à nos propres experts dans ce domaine et dans les différentes régions là on pourra identifier les vrais besoins, ça varie d'une région à l'autre et à ce moment-là, on aura plus à dire au niveau de ce processus. Merci.

Michel Tremblay : Merci Dwight. Maintenant, Jeff Morrisson qui va nous parler du logement social.

Jeff Morrison : Merci Michel. Je vais être bref. Quand on parle des résultats que nous avons identifiés pour le logement social, on l'a divisé en court terme et moyen terme. À court terme, nous croyons qu'il ne doit pas y avoir de perte des unités subventionnées au Canada, à moyen terme, nous croyons qu'il faut de l'investissement dans l'entretien et la rénovation d'unités existantes, et à long terme, un prolongement du système pour répondre aux besoins de l'avenir. Qu'est-ce qui est relié à ces trois choses? C'est un modèle de financement plus durable pour le logement social.

Maintenant, du point de vue autochtone et du nord, nous ne croyons pas qu'il devrait y avoir des distinctions entre les normes de logement pour ceux qui vivent dans le nord du Canada, comparé à ceux qui vivent au sud du 60ième parallèle, il ne doit pas y avoir d'écart dans ces normes, surtout au niveau du logement social et abordable entre les autochtones et les non autochtone.

Maintenant, concernant les stratégies et solutions, nous comprenons que dans le domaine du logement social, on doit avoir des subventions, des bourses, ainsi que des alternatives de financement externe, pour ce logement social. Nous comprenons qu'il y a plusieurs modèles, qui ont été proposés, le réseau québécois de l'habitation a présenté des modèles permettant aux personnes d'utiliser les ressources qu'ils ont et pour avoir accès à des fonds supplémentaire mais nous savons que les prêt ce n'est pas une solution parfaite, qu'il faut un rôle public pour la création et la construction de nouveaux logements. Il faut également un appui en période de transition.

Si on demande aux agent sociale de situer la situation suite à la fin de ces ententes, le gouvernement fédéral doit fournir des ressources de transition pour permettre à ses fournisseurs de continuer, du point de vue du nord, il faudra probablement plus de subventions, la population n'est pas suffisante grande dans le nord du Canada pour permettre un financement alternatif, alors le fédéral devant continuer à financer ces unité de logement, du point de vue autochtone, deux idées, d'une part, on a pensé qu'on devrait étudier les moyens qui permettra aux communauté autochtone d'obtenir plus de richesse de ressources exploitées dans la région.

Alors on parle de la création, d'une fiducie de logements pour les autochtones, qui a été proposé e) par l'association autochtone du logement en 2009, finalement concernant les rôle et responsabilité, le gouvernement fédéral doit regarder comment ils peuvent augmenter le financement alternatif, et plus tôt, on a mentionné le fait qu'il faut avoir des objectifs intelligents, tout ceci est bien beau mais à moins de pouvoir mesurer les choses, on ne pourra pas savoir s'il y a du progrès et ce n'est que le gouvernement fédéral qui peut mesurer ces changement, les provinces et territoires doivent être imputables et transparent pour l'utilisation de ces fonds du fédéral, qui exige qu'ils le fassent du point de vue d'échelon, également pour le secteur autochtone et nous croyons que le secteur privé aurait un rôle probable à jouer dans ce domaine, et financement, quand on parle de rôle, du point de vue autochtone, on peut dire que s'il y a un meilleur financement des projets autochtones, dans le domaine du logement, il faudra également une meilleure représentation d'autochtones sur différents organismes fédéraux. Par exemple, la schl devrait augmenter la représentation d'autochtones sur les organismes de contrôle et de gestion.

Du point de vue du nord, ce n'est pas très différent, on veut donner les mêmes responsabilités aux territoires que nous l'avons du côté des provinces au niveau de la transparence et de l'imputabilité. J'espère que j'ai respecté mes trois minutes.

Michel Tremblay : J'espère que sur internet, on peut sentir la passion qui se dégage ici, John Dickie en fera 2, il fera le logement loué et le renouveau après quoi il nous parlera de la continuation, ce qui veut dire, john, que vous avez 6 minutes.

John Dickie : Je peux faire ça. Au niveau du stock d'approvisionnement de location et le renouveau, on a choisi trois solutions qui étaient déjà identifié et deux qui n'avaient pas été identifié auparavant, la première solution, c'est le financement et il y a différent aspect du financement. Le financement à long terme pour éviter les risques de taux d'intérêt, le financement de la construction, et des incitatifs pour réduire les garanties requises. On doit reconnaître le fait que les taux d'intérêt sont déjà très bas, alors il faut se demander comment mieux dépenser cet argent.

Après cela, une solution qui a déjà été identifiée, c'était une prestation de logements portables, parce que c'est important, le marché privé, dans la plupart des régions du Canada, peut fournir du logement si les gens ont les moyens de payer pour. Alors l'impact sur la demande fait partie de la stratégie sur l'approvisionnement.

Finalement,une stratégie, si on réduit la gst, la taxe harmonisée pour la construction, cela aiderait la construction, c'est quelque chose qui avait déjà été proposé, et on propose également de reporter les taxes et impôts, sur une propriété qui a été vendue quand cet argent est réutilisé pour réduire de nouveau, cela augmenterait la construction. Deux nouvelles solutions qu'on propose, on a suggéré que le gouvernement fédéral pourrait considérer le financement des municipalité pour retarder les frais de développement, ces frais de développement sont un élément important dans le coût de nouveau développement.

Si c'était reporté, la municipalité ne perdrait pas ces sommes, même s'ils ne le recevraient pas dans la première, deuxième ou troisième année mais s'ils peuvent recevoir cet argent dans la quatrième, cinquième sixième année, ça serait mieux que de l'exiger la première année, ce faisant le gouvernement devrait éviter de lier ça directement à l'abordabilité, si on peut obtenir plus d'approvisionnement, les gens vont remonter. On veut également avoir des limites souples sur le prêt pardonnable, selon la taille du logement, et on pourrait avoir différents engagements de l'abordabilité.

Maintenant au niveau de l'abordabilité pour les locataires, on s'est demandé, premièrement, que veut-t-on faire? Le test normal c'est qu'une personne devrait obtenir du logement payant 30 % de leur revenu, c'est bien beau pour les familles de trois, quatre ou cinq personnes, mais on a trouvé que c'est trop élevé, pour les foyers composés de une ou deux personnes. Pour cibler ces ressources limitées, il faudrait avoir un niveau plus élevé que 30 %.

On a également pensé que les gouvernement tous les palier gouvernementaux devraient éviter d'avoir des norme élevées parce que ça augmente les coûts et si les gouvernement exigent une reconstruction, il faudrait avoir des programmes de subvention pour payer ces amélioration, on a également pensé que le gouvernement fédéral pourrait permettre aux provinces la construction d'unité secondaire, quand on parle du nord et d'autres régions, il faut se demander si le marché dans ces endroit est fonctionnel, sinon, de se rajuster mais dans 95 % du Canada, les marchés fonctionnent bien, alors on a pensé qu'une solution merveilleuse pour le logement abordable serait des prestations associées aux locataire, ça devrait être payé au locataire, ça a plusieurs bon effet, c'est basé sur le vrai loyer jusqu'à 90 % d'une moyenne et en évaluant les revenus, on a pensé que le gouvernement devrait étudier le besoin actuel, c'est-à-dire le revenu ce mois-ci, ainsi que dans les trois derniers mois et 6 dernier mois, au lieu de se baser sur les revenus, tel qu'indiqué dans le système fiscal.

Il faut également donner du choix aux résidents actuel dans le logement social, cela pourra s'adresser à la question de viabilité, et la fin des ententes sociale et ça permettra également un meilleur mélange de revenu.

Le gouvernement fédéral devra apprendre basé sur ce qui se passe dans les programmes provinciaux et municipaux, pour ainsi augmenter la souplesse, voilà je crois avoir respecté mes 6 minutes, merci.

Michel Tremblay : Merci John, maintenant, pour l'association Canadienne ou l'abordabilité des logements.

Kevin Lee : Comme nous l'avons discuté à notre table le fait d'avoir une stratégie national de logement exige qu'on couvre le spectre complet du logement au Canada. Nous savons, par exemple, qu'il y a un groupe de travail fédéral, provincial, municipal, qui travaille sur l'abordabilité dans les grand centres et cela devra être un élément essentiel d'une telle stratégie de logement. Si vous demandé si on a de telles situations pour loger les gens, pourquoi encourager les gens à être propriétaire?

Hé bien il est bon pour les gens de monter l'échelle. Si vous avez des problèmes d'approvisionnement au niveau le plus élevé, les gens au lieu de grimper l'échelle vont descendre l'échelle. J'apprécie également l'association international du logement logement ont travaillé avec différents pays y compris les pays en développement en afrique, ils reconnaissent qu'ils ont des grave problème de logement mais ils peuvent pas se limiter au logement sociale parce que s'il y a des problèmes d'abordabilité ce qui est le cas en afrique, également, les gens peuvent pas sauter d'un endroit à l'autre pour améliorer leur situation.

Comment s'y adresser? Il y a différent moyen de le faire, l'abordabilité c'est la clé quand on parle de cela on parle de ceux qui achètent une propriété, un premier logement, comment le faire avec la hausse des prix? On a vu des ajustements qui ont été apportés au plan d'achat des maisons, les canadiens et canadiennes peuvent utiliser le réer pour avoir accès au logement, et on peut augmenter ses limites pour que ceux qui ont sauvé de l'argent peuvent l'investir dans leur maison.

Il y a des possibilités d'augmenter la période d'amortissement de 25 ans à 30 ans pour les gens bien qualifiés. Si cela était fait, 80 000 nouveaux canadiens pourraient acheter une maison suite à cet ajustement. Pourquoi cela est-il important? Si les gens sont bloqués dans des logements de location, ils y restent, s'ils veulent quitter le logement il faut leur donner l'occasion parce que ça libère ces logement loués pour d'autres personnes qui en ont besoin.

Il faudrait également avoir des programmes d'aide pour l'achat des maisons.

On a habitat pour l'humanité qui a de bon programmes et il y a d'autres possibilités de partager les hypothèques, pour aider les canadiens travailleurs, on nous a parlé des canadiens et canadiennes travailleur et travailleuses qui se trouvent dans des situations où ils seront limités à des logements loués, et à notre table on parlait du fait qu'à ce moment-ci, vous pouvez être un seul professionnel, des infirmières ou des enseignant qui peuvent pas se payer une maison non plus, est-ce qu'on ne devrait pas aider ces gens à quitter la location, devenir propriétaire et là, leur logements sera libéré pour d'autres personnes? Finalement on s'est demandé pourquoi sommes-nous dans cette situation? Pourquoi y a-t-il un tel problème dans le marché?

Il y a plusieurs réponse pour cela il y a un groupe de travail qui travaille mais on doit comprendre ces problèmes et la schl doit être mieux financée à l'avenir pour obtenir de meilleures données, des meilleurs statistiques, on a de graves problèmes d'approvisionnement dans les centre municipaux, il y a la question de démographie, et les gens veulent avoir accès à des maisons, mais les maisons ont beaucoup augmenté, et il y a beaucoup d'impact sur les prix des maisons, y compris les règlements municipaux, il faut comprendre, tous ces éléments-là pour s'adresser au problème, ce qui permettra aux gens de monter l'échelle et de ne pas baisser l'échelle, merci.

Michel Tremblay : Merci Kevin. La prochaine personne est marc leclair pour parler des personnes sans-abri.

Marc Leclair : Je vais m'adresser à la question d'abordabilité pour ceux qui travaillent et les sans-abri. On a parlé des résultats et les résultats c'est des mesures, les mesure de ce qui est important, en général, nous devons mesurer cela en augmentent l'approvisionnement de logements abordables au Canada.

On a parlé du besoin d'améliorer le logement pour les canadiens vulnérables, personne ne devrait payer plus de 30 % de leur revenu brut sur le logement, on a regardé les logements assistés, et le nombre d'unités pour les personnes handicapées. On doit également réduire le fait qu'il y a des maisons où il y a trop de personnes, cela augmente les coûts de l'entretien.

Quand on parle d'une perspective autochtone et du nord, il est évident qu'il y a un plus grand nombre de personnes dans le nord et parmi les autochtone qui font partie de la catégorie de personnes qui travaillent, qui sont pauvres. Alors là, il y a un volume accru de personnes, et on a parlé de travailler avec les populations autochtones et les constructeurs.

Maintenant, quelles sont les stratégies? On a besoin du leadership fédéral dans le domaine du logement et cela doit être appuyé par des ressources fiscales, il nous faut un plan de financement à long terme pour construire les unités, pour ces pauvre qui travaillent, on doit trouver le moyen d'animer le secteur d'privé, et de réduire les coûts du financement, et de développer l'innovation sociale pour utiliser d'autres sources, que ce soit des ressources de formation ou des ressources de développement économique, qui permettra d'augmenter des ressources financières, utilisables pour ces construction d'unités abordables, nous devons trouver de façon novatrice pour réduire les coûts et de permettre une plus longue durée de ces unités.

Nous avons également retrouvé des stratégies pour réduire le coût de l'achat des terrains. Il y a 20 ans, dans la commission royale, on a proposé que les municipalités pourraient mettre de côté des terrains pour des constructions abordables, s'ils avaient fait cela il y a 20 ans, on n'aurait pas les problèmes qu'on connaît dans des régions telle que régina, saskatoon et autres où les coûts ont beaucoup augmenté. Il faut un leadership fédéral, le leadership de la schl, les municipalités devront également participer. Nous devons travailler avec les groupe autochtones sur les réserves et hors réserve. Ce sont eux qui doivent être responsables et on doit développer des stratégies pour améliorer et préserver la qualité des unités existantes. Et tout le monde doit être responsable et devrait rendre compte. Merci.

Michel Tremblay : On passe à Stéphane Corriveau, qui nous parlera, qu'est-ce qu'on peut apprendre de la dernière stratégie de logement.

Stéphane Corriveau : Alors la nouvelle est que nous avons une stratégie de logement qui est en place et elle est en place depuis, au minimum, 15 ans.

Maintenant, on devrait parler de la nouvelle stratégie, mais comment peut-on parler d'une nouvelle stratégie sans analyser l'ancienne? Il y a pas de livre qui parle de stratégie de logement depuis 15 ans, mais il y a un fait, le fait est qu'on a eu une stratégie qui était presque entièrement orientée vers la demande, et pas l'approvisionnement. Par exemple, on est maintenant exposés à 1 000 milliards de dollars pour sous tenir un outil financier qui a créé la demande, on a aidé les banque à faire des prêts, on a aidé les gens à prêter de l'argent aux banque et cela a un impact à tous les niveaux.

Regardez ce qui se passe à toronto, quelle banque ferait un prêt pour une famille moyenne, pour leur permettre d'acheter une maison de un million et demi ou deux millions à Vancouver, si la schl n'appuyait pas ce prêt? Ça c'était l'ancienne stratégie, ça a eu un impact, maintenant il nous faut une nouvelle stratégie pour aider au niveau de l'approvisionnement, ça devrait être l'élément clé.

Non seulement doit-t-on aider au niveau de l'approvisionnement, mais on doit aider la partie du marché qui a reçu le moins d'appui depuis 15 ans, les personnes moins riches, les personnes à revenu modique n'ont pas les moyens de s'acheter une maison sur le marché privé, dans certains cas, ils peuvent même pas louer. Dans mon association, il y a 50 000 locataire et le revenu annuel est de 12 000 $ par année, vous pouvez leur donner une maison, ça n'aurait pas d'importance parce que tout ce qu'ils pouvaient faire, c'est de vendre la maison pour utiliser ces capitaux, vu leur revenu, ils ne pourraient pas entretenir et maintenir une telle maison, alors il nous faut une stratégie nationale qui appuie l'approvisionnement. L'approvisionnement de marché qui ne peut pas le faire sur une base individuelle, il faut des outils comparatifs pour créer un logement sociale pour répondre à ces besoins, avec des outils et des moyens qui respectent la situation de ces communautés.

Il n'y a pas eu beaucoup d'investissements depuis 20 ans à ce niveau-là. Mais au niveau des coopératives, et des constructions à but non lucratif, il y a eu un haut taux de succès, très peu ont fait faillite et cela devrait nous inspirer au fait à un point tel que nous croyons que pour répondre à la question comment doit-t-on considérer le logement à la lumière de la situation dans le grand nord ou de la perspective des autochtones, nous disons ce n'est pas à nous de leur dire quoi faire, au contraire, on devrait apprendre d'eux. Depuis deux ou trois décennies, on a attaqué le logement comme si c'était un enjeu à court terme, et ce n'est pas à court terme, c'est à long terme. Les constructions habituellement durent plus longtemps que les être humains, alors nous devons construire, gérer et entretenir ces buildings avec la vision de le faire pour la génération à venir.

Bien sûr, ilfaut adapter ces logement mais voilà une vision que nous devons adapter des personnes du grand nord et des autochtones, on doit le faire également dans le sud avec toutes les communauté qui disent on a besoin d'un gouvernement qui s'intéresse à ce que tous les canadiens et canadiennes aient accès à un logement. Comme ça, collectivement, on pourra faire face au problème et à la situation des plus pauvre parmi nous.

Michel Tremblay : Finalement, terry green, venez nous parler du droit au logement.

Terry Green : O.k. Le logement. C'est un droit. Ceci n'est pas un nouveau concept pour le gouvernement canadien. Le gouvernement canadien a des représentants à l'onu, les représentants canadiens à l'onu ont travaillé pendant plus de 10 ans pour concevoir et rédiger avec d'autres nations la convention de l'onu sur les droits des personnes handicapées.

À l'intérieur de ce document, nous voyons le droit au logement. Le Canada a signé ce document, en 2012. Qu'est-ce que ça veut dire, si le Canada reconnaît le logement comme un droit? Cela voudrait dire qu'il n'y aurait plus d'itinérants, chaque itinérant aurait le recours de s'adresser au gouvernement fédéral, pour obtenir un logement adéquat. Est-ce que ça fonctionne ailleurs? Hé bien au royaume-uni, vous avez un bon exemple.

Il est devenu illégal d'être itinérant au royaume uni. Bien sûr, ils ont dû mettre en place des mécanismes, des mécanismes de recours pour les personnes qui n'avaient plus d'abri pour qu'ils soient dans un logement, ils ont dû mettre en place des mécanismes d'imputabilité, qui faisaient que les gouvernements responsables du logement obtenait les statistique et les donnée et étaient imputable vis-à-vis les électeurs. Aujourd'hui nous avons beaucoup parlé de lacune dans les donnée, de statistique qui ne sont pas réuni maintenant. J'aimerais proposer que si le logement était un droit, on n'aurait plus de ces lacune dans les donnée. Aujourd'hui, nous avons beaucoup parlé des sans-abris et du fait qu'un logement est nécessaire pour sortir les gens de la rue et les placer dans un environnement plus sécuritaire et plus sain. Si l'itinérance était illégale, parce que le logement était un droit, on pourrait éliminer ce problème-là également.

Alors à notre table, nous avons suggéré que le logement doit être perçu comme étant un droit. Le gouvernement fédéral doit modifier leurs façons de penser, au niveau de la gestion des fonds de logement et des programmes et de mettre en place

Le concept qui voudrait que les gens ont le droit au logement, on peut éliminer l'itinérance. Merci.

Michel Tremblay : Merci monsieur Green. Evan Siddall, président de la société canadienne d'hypothèque et de logement de nous donner les mots de clôture,

Evan Siddall : Merci Michel, j'ai des problèmes avec Air Canada, vous avez commencé tôt, moi j'étais en retard, merci Michel, Michel m'a remplacé alors on va terminer.

Merci de votre temps, merci aux représentants de table qui ont fait rapport au nom des groupes. On a pris des notes et on va réfléchir à tout cela en préparant le rapport final qui sera soumis au ministre pour le 22 novembre.

Que ce passe-t-il maintenant? Les consultations vont continuer dans les jours à venir on va avoir des séance à l'extérieur d'Ottawa sur le logement autochtone le logement autochtone dans les communauté éloignées on parlera également du nord on aura également des groupe de discussion avec différentes groupes, y compris ceux qui ont été des itinérants, ceux qui vivent dans des logements sociaux les nouveaux venus au Canada, les peuples autochtones et les personnes handicapées.

On vous invite tous, si vous n'avez pas envoyé la soumission sur internet, à parlonslogement.ca, faites-le, et nous on va continuer à aider le ministre Duclos en réunissant l'information provenant de cette séance et toutes les séance et les différent processus de consultation pour créer ces piliers.

Ce que nous avons entendu le 22 novembre à l'occasion de la journée nationale de l'habitation, l'annonce sera également les prochaine étape, notamment la demande d'approbation de la stratégie nationale sur le logement par le cabinet, je ne veux pas devancer le ministre quant à la date à laquelle on pourrait s'attendre que la stratégie soit lancée, je vais le laisser répondre à ces questions.

Entre-temps, j'aimerais profiter de l'occasion pour exprimer notre appréciation à vous tous qui êtes venus ici pour partager votre énergie votre critique, vos idées, votre énergie. On a reçu beaucoup de rétroaction, on a reçu beaucoup de bonnes idées et on va partager tout cela avec le ministre Duclos, son personnel, et le gouvernement. Merci d'avoir contribué au développement de la prochaine stratégie nationale du logement, bonne soirée, merci.

(applaudissements)

Séance de clôture de la table ronde nationale des intervenants tenue le 19 septembre 2016.

Transcription

Evan Siddall : Les caméras sont déjà lancées. Donc autant s'asseoir pour que notre plénière puisse commencer. La journée a été longue pour tout le monde, je le reconnais. Mais j'ai dû briser cet élan de conversation qu'on avait dans la salle parce que j'ai hâte d'entendre ce dont vous avez parlé aujourd'hui.

Nous avons des représentants. Je vais vous parler des prochaines étapes. Commençons par la première session sur les logements résilients dans les changements climatiques. Nous avons ralph torrie au podium.

Ralph Torrie : On a consacré le gros de notre temps à la discussion sur le défi que représente l'efficacité énergétique des logements au Canada d'ici 2030 pour respecter les délais fixés par le gouvernement du Canada pour la réduction des gaz à effet de serre et les défis que cela représente. On a eu une salle remplie d'expert pour construire ce genre de logements. La bonne nouvelle c'est que le consensus dans la salle c'était que ça n'était pas impossible sur le plan technologique et qu'on avait peut-être même la technologie nécessaire, mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas un défi d'amener notre parc immobilier à cette destination dans ces délais. Cela nécessitera non seulement la transformation des édifices mais également de nous-mêmes.

Il y a des fossés énormes entre la taille de l'industrie et ce qu'il faut pour y arriver. Il y a des trous dans notre financement, dans l'innovation pour pouvoir arriver à faire tout cela dans les délais. Il y a l'inertie et les obstacles que représente la vieille façon de faire les choses, non seulement des obstacles que représente la réglementation de l'industrie, mais également des obstacles dans l'industrie même à cause des vieilles méthodes qui résistent aux nouvelles pratiques et aux nouvelles technologies. Et il faudra régler tous ces problèmes pour pouvoir arriver à transformer notre parc immobilier d'ici 2050. Et il faut établir une distinction claire entre le parc immobilier actuel et les maisons qui vont être construites d’ici 2030-2050, parce que les trois-quart des maisons qui seront là en 2030 sont déjà là. La technologie et les plans d'affaires varient dans ces deux segments. Il faut s'y prendre différemment parce qu'il y a une différence entre les tours d'habitation et les maisons unifamiliales et il faut le reconnaître. Et le contexte compte. Ç'a été invoqué de diverses façons.

D'abord, on veut une stratégie nationale qui doit être appliquée partout au Canada mais tout en respectant les spécificités locales parce que, de toute façon, le logement c'est une grosse partie de notre mode de vie, et si on veut changer les choses sur un plan aussi large,  c'est en fait changer notre être façon de vivre. On a dressé une courte liste de propriétés sur laquelle doit focaliser la stratégie, la priorité qui revenait constamment c'est d'avoir du leadership.

Lorsqu'on a une industrie dans un secteur pareil avec des façons de faire très compartimentées et tout le monde faisant ce qu'il le veut, il est important qu'il y ait un leadership solide avec des cibles bien définies et, dans notre groupe, on a beaucoup appuyé l'idée de revenir au rôle de leader que la SCHL a joué dans de le passé dans le secteur du logement, allant au-delà de son rôle dans le financement, pour faire preuve de leadership dans les politiques qu’il nous faut maintenant, si on veut que le secteur du logement apporte sa juste part dans la réalisation de nos cibles pour le climat et l'environnement.

Vu cet écart entre où nous nous situons et où nous voulons aller, il nous faut de l'éducation, de la formation et nous pensons qu'on avoisine ce qu'il faudrait peut-être un million de travailleurs pour faire cela au cours des 30 prochaines années et on pense pouvoir régler le problème du chômage au pays en relevant ce défi de modernisation pour assurer l'efficacité éconergétique des maisons. Il faudra des milliards de dollars en investissement par an, peut-être des centaines de milliard de dollars sur 30 ans pour y arriver. C'est comparable aux investissements qu'on a déjà eus dans le secteur du logement mais il faudra l’orienter afin de réaliser la viabilité qu'on s'est fixée comme cible. Il va falloir trouver des façons novatrices pour régler le problème, les incitatifs variables entre les constructeurs et les résidents dans ces édifices.

Il faudra peut-être augmenter le rythme de l'activité de la construction. Je pense que cela couvre sur un niveau général une discussion difficile à résumer en deux, trois minutes. Il y avait beaucoup de nuances et je termine sur ce message qui revenait constamment, à savoir qu'à la fin, il faut avoir de meilleurs logements. On ne peut pas juste avoir des maisons plus viables et à faible carbone.

Nous pouvons dire qu’il faut vivre mieux mais de façon plus durable, et vendre cette idée et à la fin, si on peut faire des maisons résilientes, des maisons meilleures et réaliser ces chiffres 2020-2050 et respecter et améliorer notre capacité industrielle au Canada ça serait déjà beaucoup.

Evan Siddall : Merci, Ralph. Merci pour le défi et merci de nous rappeler l'historique de la SCHL. Maintenant, on va entendre le groupe qui a étudié l'itinérance. On invite Stephen Gaetz sur le podium.

Stephen Gaetz : Merci. On m’a dit que j’ai deux minutes. En tant que chercheur, je me suis dit qu'en prenant l'inflation et la croissance démographique en compte, ça devient trois minutes.

Notre groupe a étudié l'itinérance et je vais commencer par dire des vérités incontournables. Lorsqu'on parle de la stratégie nationale sur le logement il faut comprendre qu'on parle du logement et non pas de l'itinérance. Je dois dire que si vous avez une stratégie nationale sur le logement qui ne tient pas compte de l'itinérance, ça ne serait plus national parce que ça ne tient pas compte des besoins de nos citoyens les plus vulnérables. Ça serait plus une question de logement parce que ça ne tient pas compte de leurs besoins en logement. Ça ne serait pas stratégique. Dans notre stratégie nationale sur le logement, il faut focaliser sur l’itinérance à l'intérieur de la stratégie. Au Canada, cela signifie faire les choses un peu différemment.

Je dis toujours qu'il y a trois choses qu'on peut faire pour régler le problème de l'itinérance, la prévention, et puis il faut une intervention d'urgence, parce qu’il va arriver des choses mauvaises aux gens. Depuis 30 ans, la plupart de nos efforts ont été concentrés aux milieux, c'est-à-dire les interventions d'urgence, ce qui veut dire que les gens sont embourbés dans l'itinérance, des fois pendant 20 ans, et on a commencé à privilégier l'accès au logement, ce qui est bien, mais on n’a pas beaucoup fait du côté de la prévention. Avec la stratégie nationale sur le logement, c'est une occasion pour le gouvernement du Canada de faire preuve de leadership au Canada en changeant la situation.

Dans notre groupe, on a trouvé trois choses à faire. D'abord, que le gouvernement du Canada mette en place un conseil interagences du Canada sur l'itinérance créé par (inaudible) et qui ferait rapport au premier ministre. Et cette agence exigerait des différents groupes du gouvernement qui devraient intervenir pour régler les problèmes de l'itinérance, de dire ce qu'ils font pour régler ce problème. Par exemple, le ministère de la justice et de la santé et pas seulement le ministère qui s'occupe du logement et le ministère qui s'occupe de l'emploi également. Les rapports devraient donc être présentés au premier ministre pour les changements de cap.

Notre deuxième argument c'est que le gouvernement du Canada devrait planifier et appliquer un cadre de prévention de l'itinérance. Cela ferait que le Canada ne serait plus à la traîne des sétats-unis et il deviendrait un leader. La prévention, c’est là où ça se joue. On ne fait pas assez pour prévenir l'itinérance. On continue d'avoir les meilleurs programmes au monde, mais tant que l'itinérance continue d’être un phénomène, on va continuer dans la même démarche et il nous faut focaliser sur la prévention. Il y a eu de bonnes idées sur la façon de faire cela et le Canada peut devenir un leader dans ce domaine. La troisième chose que nous avons identifiée c'est qu'avec chaque palier du gouvernement, fédéral, provincial ou territorial, communautaire ou municipal, local, autochtone, il faut des stratégies bien pensées pour empêcher ou prévenir l'itinérance et qui ne se limite pas à des plans communautaires. Il faut penser à l’intégration des services, à ce que nous pouvons faire pour changer la donne et réduire l'incidence de l'itinérance parce qu'au Canada, je pense qu'on est devenu un peu complaisant, on s'est résigné, on s’est dit que l’itinérance sera toujours là. Mais ce n’est pas le cas.  Au Canada, si on veut mettre fin à l'itinérance, on pourra le faire si on le veut.

C'est là où le gouvernement du Canada peut faire preuve d'un bon leadership en changeant la donne. Et ça, c'était trois minutes.

(applaudissements)

Evan Siddall : En fait, c'est déchirant. Tsur Sommerville, je crois que je l’ai mieux prononcé que tout à l’heure je suis désolé de massacrer votre nom. Vous allez nous parler d’abordabilité dans les marchés de prix élevés.

Tsur Sommerville : Je vais commencer par des remerciements au gouvernement, au ministre duclos, à son bureau, la SCHL, d’avoir organisé tout ceci. Je ne sais pas s'ils vont en apprendre autant que j'ai appris de tout ce processus et des interactions avec une grande diversité de collègues. Ç'a été extrêmement édifiant, bon échange d'idées et ça devrait aider avec la stratégie.

Notre groupe s'est penché sur plusieurs domaines, l'abordabilité dans les marchés à prix élevés. On a commencé par reconnaître qu’au niveau de l'offre, il fallait aider, augmenter l'offre le plus rapidement possible. Et on a vu qu'il y avait un besoin d'utiliser la carotte et le bâton pour les villes, pour les provinces, pour qu'elles aient plus à offrir. Et plus d'offres, ça veut dire une plus grande densité, ça veut dire plus de problèmes au niveau des changements climatiques.

Ensuite il y a toute la question de la densité justement, et la gestion des attentes. D'un côté, ça va aider les gens à s'ajuster au fait qu'ils ne vivront peut-être pas dans un logement semblable à celui de leurs parents ou de leurs grands-parents, que les municipalités vont devoir amener les gens à changer leurs attentes au plan de leur logement.

Ensuite, il faudra des changements au niveau des attentes pour les résidences actuelles. Donc ceux qui sont propriétaires et qui ont grandement bénéficié de l'augmentation des prix vont devoir accepter des changements dans leurs quartiers parce que le statu quo n'est pas supportable.

Et ça nous amène à cette notion des nantis par rapport aux autres et ce que le fédéral peut faire. Les nantis ce sont ceux qui ont un logement, qui sont propriétaires, qui ont beaucoup bénéficié de l'augmentation de l'immobilier dans les villes où les prix sont élevés. Et puis il y a les autres. Et donc, ce sont des segments qui ont des besoins très différents au niveau de la réponse du fédéral. Pour ceux qui ne sont pas nantis, ce sont ceux qui n'arrivent pas à obtenir ce qu'ils veulent sous la forme qu'ils veulent, là où ils veulent. Ils ne peuvent pas avoir accès aux marchés. Ils n'arrivent pas à obtenir ce qu'ils veulent.

Et là, on pense que le rôle du fédéral c'est d'aider le marché à leur fournir les meilleures options possibles, s'assurer que le marché fonctionne comme il faut.

Le deuxième groupe, ce sont les non-nantis aussi, mais face à un marché qui ne leur donnera pas un produit à un prix qu'ils peuvent se permettre. Il y a beaucoup de gens à faible revenu, dans cette ère d'inégalité, qui sont abandonnés, en fait, laissés pour compte. Et donc, il faut beaucoup de choses de la part du fédéral pour les aider au niveau de leurs revenus et aussi de leur logement.

Et ensuite, il y a la question de l'information et des données. Le besoin d'avoir des données complètes, accessibles, qui permettent aux gens, au gouvernement et à l'extérieur du gouvernement, de mesurer la demande. Donc savoir qui achète, quel logement, ou pour quelle raison. On a beaucoup de questions, notamment en ce qui concerne les achats à partir de capitaux étrangers. On pense que ce sera un moins grand problème à l'avenir, toutefois.

Et autre domaine pour les données, c'est les modèles et les gabarits. Beaucoup de gouvernements, comme les entités, comme les commissions scolaires, ont des actifs qui pourraient servir pour le logement, mais ils n'ont pas de modèle pour collaborer avec le secteur privé, donc avoir un gabarit pour permettre aux commissions scolaires de mieux utiliser leurs actifs sous-utilisés. Et autre domaine pour l'offre, eh bien, là, l'idée c'est la sécurité du logement, c'est-à-dire s'assurer qu'il y ait des locations qui permettent aux locataires d'avoir une certaine sécurité. Donc il faut s'attaquer à des segments manquants au niveau de la chaîne de l'offre et de la demande.

Et ça, c'est particulièrement aigu, ce problème, dans les marchés à prix élevés parce que c'est là où des gens qui seraient prêts à acheter ne peuvent pas se le permettre. Et donc, il faut qu'ils aillent dans le marché locatif et ce que propose le marché locatif ne correspond pas à leurs besoins.

Je pense que c'est le résumé du groupe avec lequel j'étais. Et si je me suis trompé, je suis sûr qu'ils me tireront dessus au moment où je quitte l'estrade.

(applaudissements)

Evan Siddall : Merci. Très bon commentaires. J'ai hâte de voir vos idées pour pouvoir répondre aux questions de m. Duclos. On va regarder cela de près. Le sujet suivant c'est le financement novateur et financement social, monsieur corriveau.

Stéphan Corriveau : Bien sûr, je voudrais moi aussi remercier M. Duclos et la SCHL d'avoir organisé cet événement. C'est une très bonne chose. Depuis quelques années, les choses n'étaient pas si faciles pour se rencontrer et avoir des discussions. Et donc, j'en suis heureux. Ce n'est pas le résultat, au fait, qui découle des délibérations de mon atelier, ce sont plutôt mes commentaires personnels. En tout cas, on en a été heureux.

En tout cas, pour notre groupe, on a voulu dire aussi merci beaucoup d'avoir posé la question parce qu'il y a toute la dimension des droits humains. Ç'a permis d'aller dans une autre direction.

Je veux faire un rapport très bref : la réponse est oui, le logement c'est un droit humain et oui, il faut élaborer de cette perspective. Toute la stratégie doit être vue comme le respect d'un droit humain. Et puis  aussi dans les groupes qui ont été les plus touchées, les plus mal desservis parce que, justement, on n'abordait pas les choses sous cette angle, ce sont les communautés autochtones. Dans notre société, les autochtones, on doit — le problème du logement des autochtones, c'est un problème de droit et ça doit s'inscrire dans tous les efforts pour les efforts de réconciliation avec les autochtones. On pensait que ça, c'était essentiel.

Et puis maintenant, c'est un droit humain et à ce titre, tout le processus, toute la définition de la stratégie doit prendre cela en compte et, également, au niveau de sa mise en œuvre.  Maintenant, du point de vue technique, comment ça devrait se passer, il devrait y avoir un cadre législatif qui stipule que le logement est un droit humain. Donc il devrait y avoir des mécanismes pour empêcher la discrimination au plan financier, au plan social qui empêchent les gens d'avoir accès au logement. Il devrait aussi y avoir un cadre de responsabilisation qui vous permette de contester les choses. Si vous avez le sentiment que ce droit n'est pas respecté, il devrait y avoir un organisme quelque part pour vous permettre de pourvoir un appel, par exemple. Il devrait y avoir un système de suivi, de contrôle pour voir quels sont les résultats des programmes qui ont été mis en place pour arriver à cet objectif et il devrait aussi y avoir de la sensibilisation qui soit faite auprès des promoteurs immobiliers.

Et puis le financement, évidemment, parce que tout cela doit se faire de façon canadienne, c'est-à-dire tout le monde fait sa part, tout le monde partage dans un grand esprit de collaboration. En tout cas, les provinces, les municipalités, les promoteurs doivent tous se mettre d'accord sur un résultat et sur un système de contrôle de suivi des résultats.

Ce matin, la ministre de l'environnement a fait une déclaration et on comprend que le gouvernement du Canada se penche beaucoup sur la question du changement climatique. On est d'accord, et on veut établir le lien.

Au sommet à paris, j'ai la déclarationle (inaudible) développement durable inclut les mesures spécifiques qui réduisent les inégalités sociales et l'exclusion sociale. Donc le logement, c'est un droit humain et c’est aussi un droit environnemental.

J'arrive presque à la fin. Je ne sais pas très bien combien de temps il me reste encore. M. Duclos et la SCHL nous ont rassemblés pour répondre à plusieurs questions et notamment quel devrait être le rôle du gouvernement fédéral. Le gouvernement fédéral est là pour diriger, pour fixer des objectifs audacieux, pour mettre en place les moyens, les mesures permettant d'arriver à ces objectifs. Et vous, en tant que gouvernement, vous avez accès aux outils financiers et politiques, ainsi qu’à un réseau solide de collaborateurs qui sont prêts à travailler avec vous pour arriver à ces objectifs.

Le logement est un droit humain et donc, à ce titre, on doit le voir à part égale avec la société et le gouvernement canadien pour vous assurer que, effectivement, vous reconnaissez le fait que tous les canadiens ont droit à un logement qu'ils peuvent se permettre. Alors ça, c'est votre déclaration : gouvernement, nous sommes prêts à travailler avec vous.

(applaudissements)

Evan Siddall : Merci Stéphan. Nous apprécions vos idées et vos défis. D’ailleurs le prochain groupe était censé examiner... Je m'excuse auprès de sharon parce que stéphan vient de répondre à la question quel est le rôle du gouvernement dans le logement. Vous avez d’autres idées à partager avec nous. La question c'est : à quoi ressemblerait le rôle du leader du gouvernement fédéral?

Sharon Chisolm : Je suis vraiment ravie d'être ici. Je vois une salle remplie — enfin, presque remplie —  de personnes aux cheveux gris mais qui ont beaucoup contribué à créer ce parc immobilier abordable qu'on a et qui ne sera peut-être pas là à long terme. Beaucoup de nos commentaires porteront sur la viabilité.

Le Canada a un très bon système de logements, probablement envié dans le monde occidental. Mais maintenant, malheureusement, ce système est en crise et vraiment, c'est la seule façon de décrire la réalité. Nous pensons que notre seule façon de nous en sortir c'est de laisser le gouvernement fédéral montrer la voie. Le fédéral doit déterminer et nous montrer cette voie-là. Donc nous remercions le fédéral d'avoir identifié le problème et de nous avoir posé ce défi, et nous sommes ravis de donner des conseils. Le fédéral et nous-mêmes, nous tous, nous devons examiner tout le système, non seulement le logement à but lucratif. Nous devons nous demander comment le secteur privé, le logement locatif se portent, comment améliorer cet environnement, ce qui arrive aux jeunes qui pensaient pouvoir quitter la maison familiale et qui ne le peuvent pas et qui restent chez leurs parents.

C'est un problème répandu, non seulement ils ne peuvent se permettre d'acheter une maison à eux, ces jeunes, mais, dans beaucoup de villes, ces jeunes sont même incapables de louer un petit appartement.

Donc, c'est un gros problème. Mais, nous reconnaissons le rôle du fédéral et nous le reconnaissons, comme les autres l'ont dit, comme un rassembleur qui doit mobiliser notre capacité fiscale comme pays comme un endroit pour l'innovation et pour le renforcement des capacités pour faire de la recherche de qualité, comme on l'a vu dans le passé. On a vu des modèles brillants, par exemple, en australie, où on se base sur une approche axée sur l'échange de connaissances, avec beaucoup de discussions qui alimentent la recherche, et ça donne des résultats et ça permet d'apprendre tout au long du processus. Renforcer les capacités, c'est important. Réunir les statistique, c'est important. Mais il faut que ce soit à temps.

On a vu, par exemple, des statistiques sortir trois ans après la date espérée. Donc, si on veut demander aux fournisseurs de logement à buts non lucratifs et les autres de prendre des risques commerciaux pour construire des maisons pour lesquelles il n'y aura probablement aucune subventions annuelles garanties, il faut savoir ce qu'on fait. Nous devons agir comme gens d'affaires et avec les données nécessaires et des données en temps opportun.

Dans mon travail sur le plan international, on voit de plus en plus que beaucoup de logements à buts non lucratifs, en fait dans ce secteur, on est en train de regarder ailleurs et de subventionner le travail  qu'on fait, et on voit les constructeurs construire des maisons à vendre là où c'est censé et pour faire cela, il faut leur donner des outils nécessaires pour faire un bon travail. Les municipalités sont en crise, maintenant. Ça n’est plus un secret, c'est dans les nouvelles chaque jour. Et pourtant, les municipalités jouent un rôle déterminant dans notre réussite dans la construction du logement. Le logement, c'est l'un des moteurs

Économiques de tout pays. Et ça n'a toujours pas été perçu de cette façon. Nous pouvons faire une contribution de taille à la productivité, à la croissance économique, mais ça dépendra beaucoup de notre approche envers le logement, et ça dépendra de l'emplacement et de la proximité aux emplois. Si les parents peuvent rentrer à l'école pour pouvoir… rentrer du travail pour aider les écoliers et si les étudiants peuvent arriver à l'école à temps, ça aidera la productivité du Canada.

Si le temps de la navette pour aller au travail dure trop longtemps, ça réduit notre productivité. Nous pensons que le Canada doit fixer des objectifs, des objectifs assez ambitieux. Mais nous devons ajouter considérablement aux parcs immobilier. Il faut construire au moins 50 unités de logements chaque année.

Et nous comprenons qu'il faille faire du travail pour rénover le parc immobilier que nous avons déjà et pour voir l'effet sur l'environnement et les autres objectifs majeurs que nous avons mentionnés. Mais, en plus de cela, l'offre, c'est un facteur majeur que nous devons examiner et il faut commencer à libérer et à offrir ces unités de logements.

Un moment donné, le fédéral avait 2,2 milliards de dollars par an. Ça, ça pourrait nous aider avec l’aide des municipalités, par exemple, à construire à peu près 30 à 35 000 unités de logements par an. Ce n’est pas tout ce que nous réclamons, mais avec le temps, cette quantité va devoir être doublée. On ne peut pas jouer avec cela. On ne peut pas dire qu'on va faire cela pour beaucoup moins parce que les coûts sont élevés et nous devons agir courageusement si nous voulons avoir un impact sur la situation.

Enfin, nous croyons que nous sommes dans un nouveau paradigme. Nous apprécions ce que la SCHL a fait dans les années 70. Mais ce rôle qui était paternaliste et qui nous a donné l'argent dont il nous fallait, les règles et les règlements pour gérer les maisons et on devait juste suivre la formule et bâtir des maisons. Évidemment, les groupes ont fait plus que cela, je n'en disconviens pas. Mais je dis tout simplement que le rôle ne suffit plus à cette époque. Il faut un rôle d’habilitant de nos institutions fédérales.

Nous avons besoin de collaboration à travers le Canada. La SCHL ou un autre organisme devrait nous aider à partager nos connaissances. Nous devons d'être des partenaires à part entière à la table. Le secteur à but non lucratif, le secteur commercial, les municipalités, l'industrie, les provinces et consorts. Je vous remercie et j'espère que j'ai respecté mon temps de parole.

(applaudissements)

Evan Siddall : Merci, Sharon. Vous avez respecté le temps qu'on vous avait donné. Merci.

J'ai été nommé en janvier 2014 comme directeur de la SCHL et j'ai commencé ce jour-là à regarder un match de hockey à détroit. Et je sais que je viens de perdre mon auditoire. Nous sommes des fans. J'ai fait une balade en voiture à détroit et j’ai vu à quel point le logement pouvait être horrible. C’était ma première journée en  poste. Je me suis dit : heureusement que cela n’arrive pas au Canada. Mais j'ai visité les réserves et ç'a arrive ici. J'ai vu l'avenir et c'est pour ça que nous sommes ici. Merci à vous tous d'avoir consacré tant de temps à ça et d'avoir pris le temps de faire ce travail difficile qui consiste à résumer les discussions.

La suite, la SCHL continuera d'aider le ministre duclos... Est-ce que j'ai oublié quelqu'un? Je vous ai oublié? J'ai vraiment honte de moi. Merci d'avoir présidé la réunion en mon absence.

David Amborski aimerait venir nous parler du financement novateur et du financement social. Et mes excuses, David, parce que je veux vraiment vous entendre là-dessus. Désolé.

David Amborski : Merci beaucoup. Ç'a été un grand plaisir d'être ici aujourd'hui et j'ai beaucoup appris de tous ceux qui ont participé à la discussion dans notre séance.

Nous avons regardé les défis qui nous attendaient. Une des conclusions qu'on a tirées c'est que 2,3 milliards, ce n'est pas assez. Peut-être que chaque groupe voudrait ce montant rien que pour ses problèmes.

On a focalisé sur des choses qui pourraient nous aider à réussir dans le monde du financement. Nous voyons l'accès au capital comme étant déterminant si on veut construire les maisons. L'inégalité entre les besoins des petits fournisseurs et les marchés des capitaux, la difficulté d'accéder aux fonds de pension, par exemple.

On a trouvé les capitaux pour financer la construction, les avoirs propres et puis les problèmes liés aux ententes opérationnelles. On ne voulait pas vraiment que le fédéral nous donne plus d'argent. On voulait voir comment avoir accès au financement voulu du côté des avoirs propres et essayer d'assurer l'uniformité des règlements entre les agences et les gouvernements. On voulait de l’ouverture dans les ententes. On reconnaît également qu'il y a besoin d'être souple. La souplesse est nécessaire parce qu'il y a les conditions du marché qui varient et parce que les différents établissements ont des contraintes variables selon leur emplacement dans les municipalités et les provinces.

Donc il suffisait d’étoffer cela du côté des capitaux pour le financement. Là, on a dit qu'il fallait trouver un meilleur accès aux capitaux en créant une autorité pour financer le logement. Et là, on a des propositions et on a évoqué la possibilité d'utiliser les obligations pour le développement à des taux inférieurs à ceux qui s'appliquent sur le marché et au besoin, d'intégrer tout cela pour avoir accès aux capitaux nécessaires. Et puis on a pensé aux avoirs propres. Là, on a pensé à créer un fonds d'équité pour le logement abordable, l’idée étant que ce fond permettra de combler le fossé entre le financement conventionnel qui représente 75 p. 100 et 10 p. 100 pour le promoteur privé et l'écart de 15 p. 100 serait représenté par les capitaux patients qui pourraient ne pas voir de regroupement sur l’investissements pendant 8 à 15 ans.

On reconnaît également que la partie de l'équité pourrait être complétée par la collaboration entre les provinces et les municipalités. Donc il y a différentes façons d'aborder cette activité. On a également souhaité avoir un guichet unique grâce à la SCHL pour pouvoir accéder à ces capitaux, et les gens trouvaient que les ententes opérationnelles sont en fait dépassées et archaïques, et qu'il faut les rénover en focalisant sur ce qui est en fait en vigueur actuellement pour les projets qui fonctionnent.

Et le problème en partie c'est que ces ententes n'appuient pas vraiment le capital social, le financement social. C'est très réflectif. Une des idées avancées c’était qu’il y ait une analyse de faite pour voir les obstacles et les problèmes et puis d’aller poser la question à la banque : comment changer les choses, comment modifier la structure et les ententes de financement pour qu'il y ait le financement conventionnel en plus du financement social.

Donc, dans notre groupe, on a évoqué l'idée d'avoir une coentreprise pour réduire les obstacles qu'on trouve souvent dans ces ententes opérationnelles et je termine là-dessus. Voilà les trois facteurs.

Merci de votre attention.

(applaudissements)

Evan Siddall : Merci, David. Et mes excuses à votre groupe. On passe beaucoup de temps là-dessus, à la SCHL, et on va sans aucun doute puiser dans vos idées.

Je ne vous raconte pas à nouveau l'histoire des maple leaf. On va continuer d’appuyer M. Duclos en analysant les résultats des différentes consultations. Ces tables rondes d'experts et une réunion qu'on aura le 19 septembre, et ce sont toutes ces idées qui vont servir de fondation à la stratégie.

(inaudible) le rapport, ce que nous avons entendu le 22 novembre à l'occasion de la journée mondiale de l'habitation. Il annoncera alors également les prochaines étapes, notamment la demande d'approbation de la stratégie nationale sur le logement par le cabinet.

Je ne veux pas devancer le ministre quant à la date à laquelle on pourra s'attendre à ce que la stratégie soit lancée. Donc, je vais le laisser répondre à cette question.

Et dans l'intervalle, je voudrais encore une fois vous remercier tous d'avoir été avec nous aujourd'hui, d'avoir partagé vos idées, votre expertise. On a entendu des idées fantastiques, encore tout récemment, et on va les partager avec le ministre duclos et le gouvernement du Canada.

Sharon et la SCHL ont parlé du rôle important qu'on joue pour organiser ces consultations mais je m'en voudrais de ne pas parler de tous ceux qui nous ont aidés à rassembler tous ces experts. Alors à tous mes collègues, merci beaucoup.

(applaudissements)

Encore une fois, merci d'avoir tellement contribué au développement de cette stratégie et bonne soirée.

(applaudissements)

Séance de clôture de la table ronde d’experts tenue le 9 septembre 2016.

Transcription

Michel Tremblay : Bonjour et bienvenue. La journée a été longue mais il semble y avoir beaucoup d'enthousiasme dans la salle vue les conversations en cours et je suis sûr que tout le monde est prêt à partager leurs résumés.

Je vais parler brièvement des prochaines étapes avant qu'on ne se quitte. Commençons par la première séance, besoin de logements distincts. J'invite M. Carter à ouvrir le bal

Tom Carter : Bon après-midi. Notre groupe a discuté longuement mais on m'a demandé de focaliser mes commentaires sur les solutions et précisément sur quatre solutions que les gens jugent pouvoir combler les besoins des groupes distincts.

La première solution, une base de données centralisée. Parce qu'il y a beaucoup de groupes distincts dans le logement et plusieurs ont été identifiés et des fois, ils ont des traits en commun, mais ils sont également différents et on a jugé qu'on manquait de bonnes données sur les groupes distincts.

Le groupe a jugé que beaucoup de travail a été fait à travers le pays par différents organismes, des particuliers mais on n'est pas toujours au courant de ces recherches. Donc on a jugé bon de réclamer une centrale d'information où on pourrait stocker ces données et auquel différents groupes et organismes pourraient avoir accès pour élaborer de meilleures stratégies et mieux comprendre les besoins de ces groupes distincts.

Nous avons jugé que l'aide fédérale au niveau de la création de ce centre et au niveau de l'infrastructure serait nécessaire et on reconnaît qu'il y aurait des problèmes de propriété de données à régler.

La deuxième solution qu'on m'a demandé de mentionner, c'était la nécessité d'un système intermédiaire de soutien, la création d'un intermédiaire entre les propriétaires et les locataires ayant des besoins spéciaux, quelqu'un qui aiderait à aplanir les difficultés pour s'assurer que les loyers soient payés, que les besoins diversifiés des locataires soient comblés et qu'on puisse avoir comme un mentor qui aiderait les deux côtés tant le locataire que le propriétaire et quelqu'un qui pourrait aider à régler des différends.

Cela devrait mener à un environnement plus stable et, en fait, réduire les stigmates souvent associés à des groupes spécifiques. Un programme pareil existe déjà à moncton et un rapport sur ces opérations est disponible. Nous jugeons que c'est une approche qui offre des avantages tant pour les propriétaires que pour les locataires.

Troisième vision, le groupe juge qu'il faut un cadre national pour l'application de la stratégie nationale sur le logement, un modèle avec des rôles et responsabilités clairs et des interventions nécessaires pour atteindre le but ultime, c'est-à-dire l'accès à un logement abordable et adéquat, s'assurer que les politiques se concrètisent.

La structure devrait permettre au gouvernement fédéral de maintenir et d'appliquer le principe de l'universalité et assurer également que les provinces jouent un rôle actif dans l'élaboration des politiques. Dans ce cadre, nous focalisons dans les municipalités qui doivent jouer un rôle plus formel en leur demandant d’élaborer des stratégies municipales sur le logement. À l'heure actuelle, l'approche adoptée par les municipalités à travers le Canada est inégale. Il faudrait que les municipalités aient accès aux soutiens pour pouvoir appuyer des initiatives pour pouvoir élaborer des stratégies parce que nous croyons que les besoins sont mieux comblés au niveau local. Et cela permet de trouver des solutions plus adéquates. Cela pourrait nécessiter des changements à la réglementation dans le zonage et ainsi de suite.

Il s'agit, en fait, de trouver une structure qui permette aux trois palliers gouvernementaux et de collaborer et d'améliorer le travail des groupes communautaires à but non lucratif qui vont combler les besoins distincts. Quatrièmement, on a suggéré que le fédéral exige la création d'un organisme selon le modèle de la colombie-britannique ou les fonds, les capitaux et les prêts passent par un seul organisme afin de créer ou de bâtir des logements généralement par des groupes communautaires. Cela permettrait de simplifier le processus. Les actifs reviendraient aux organismes contrairement aux banques. Cela réduit les risques et crée un parc immobilier plus abordable. Cela permet également d'utiliser le parc immobilier existant, de miser sur les fonds pour bâtir d'autres maisons et cela permet de combler les besoins. Nous reconnaissons que nos solutions dépassent le cadre des groupes distincts qui veut accéder au logement et nous reconnaissons qu'on est allé un peu trop loin dans certains cas.

Merci de votre attention.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci, Tom. La prochaine séance portait sur les centres d'hébergement pour les victimes de violence familiale. Nous avons besoin de votre conclusion.

Lisa Rupert : Très bien. La première chose qu'on a discutée c'était la conception des maisons de transition et des centres d'hébergement. À l'heure actuelle, le modèle de vie communautaire crée des barrières pour les gens. Des fois, les maisons de transition n'acceptent pas les gens qui ont des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale. Des jeunes adolescents ne sont peut-être pas acceptés et on pourrait régler ces problèmes en réorganisant les centres actuels pour qu'il y ait des unités de vie autonome. Même si on ne pouvait créer que des salles de bain de petites tailles et des petites cuisines. En plus de combler les besoins des gens ayant des handicaps, par exemple, on pourrait avoir un bassin de type pour des gens ayant des handicaps dans une maison de transition, par exemple, si quelqu'un était sourd, on pourrait emprunter l'équipement pour l'éclairage en cas d’incendie. On pourrait avoir une unité accessible et cela pourrait améliorer notre capacité d'accueillir des gens avec des besoins spéciaux et qu'on intègre également les idées sociales.

La deuxième idée portait sur la nécessité de quelqu'un qui pourrait gérer le système pour la gestion de cas intégrés pour des gens qui vivent la violence dans leurs relations. Ça pourrait inclure les enfants et même le contrevenant. Ça pourrait être basé sur le modèle de la sécurité en tenant compte de tous les aspects de la sécurité et qu'avec le consentement des clients et le partage de l'information avec les ministères de la justice et de la santé, qui pourrait présenter différents menus avec l'objectif de trouver un logement permanent, y compris un site web pour ceux qui choisissent de ne pas utiliser le navigateur.

Nous avons également discuté de l'utilité des suppléments de maisons transportables plutôt que d'avoir juste des maisons adaptées pour profiter des modèles commerciaux et pour ajouter de la souplesse qui permettrait d’investir localement les capitaux.

On a donc jugé bon de faire rapport là-dessus pour qu'on puisse en vérifier l'efficacité. Nous avons également parlé des obstacles que vivent les femmes sans statut légal ou avec un statut légal précaire. Par exemple une femme qui a été abusée par un partenaire intime et cela pourrait être enregistré par le fédéral qui pourrait abréger les conditions de parrainage et en accélérant l'accession au statut d'immigrant reçu un peu comme les états-unis font. Et à vancouver, on a un plan en place pour cela. Donc voilà une autre suggestion.

Et le dernier point, la grosse revendication d'avoir plus de logements sociaux abordables au Canada avec des améliorations et on connaît déjà les pratiques exemplaires sur lesquelles on voudrait focaliser sur l'application qu'on connaît déjà actuellement.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci, Lisa. J'ai trouvé que vous aviez encore plus de notes. Merci d'avoir été brève. La session 3 la viabilité des logements sociaux et greg va être le rapporteur.

Greg Dewling : Bon après-midi. C'est un privilège d'être ici. Nous avons discuté de la viabilité des logements sociaux. On a examiné le parc immobilier actuel, comment l'augmenter pour mieux combler les besoins des canadiens à faible revenu. Le débat fut vigoureux et nous sommes arrivés avec de bonnes solutions. Ç'a été limité par le temps et la portée de l'exercice.

Les thèmes qui ont orienté notre conversation aujourd'hui comprenaient la capacité du secteur à livrer la marchandise, le financement de tous les paliers gouvernementaux et puis les conséquences pour l'environnement et la société ainsi que les rôles et responsabilités de tous les partenaires et la prise de décisions basées sur les données probantes.

Dans l'après-midi nous avons focalisé sur les solutions dont on propose quatre. D'abord, prendre les décisions en y associant tous les partenaires à tous les niveaux pour qu'il y ait acceptation et l'engagement de la communauté qui est mieux servie par les citoyens qui y vivent. En d'autres termes, une stratégie nationale sur le logement appliquée localement.

La deuxième solution que nous proposons serait une banque de logements et une fondation combinée pour le financement à faible coût et des investissements dans le secteur, ce qui réduirait le coût d'aménagement et de réaménagement et ce n'est pas nouveau pour la SCHL. Nous leur demandons de revenir dans les jeux et cela pourrait comprendre l'occasion d'investissements sociaux qui attireraient d'autres investisseurs.

Troisième solution, un système viable lié aux revenus appuyés par le fonds d'intérêt et les recettes de ce fonds pourrait continuer à subventionner les taux de location et le gouvernement serait le principal investisseur pour commencer et pourrait être aidé par d'autres investisseurs sociaux.

Et enfin, un modèle mixte de revenus viables qui intègre les communautés et le monde des finances. Donc un loyer bas pourrait être financé par le marché et cela pourrait changer en cours de route.

À la fin, nous voulons tous rentrer chez nous et on espère que notre stratégie nationale sur le logement permettrait à tous les canadiens de vivre dans une maison abordable. Merci.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci, Greg. Maintenant, on va parler de l'offre de nouveaux logements locatifs.

John Dickie : On m'a demandé de déterminer comment le groupe voit le résume de la stratégie nationale sur le logement. Les objectifs sont ceci : l'itinérance doit être rare et il faut qu'il y ait assez de logements au Canada pour la location et pour la propriété à des prix abordables, bien rénovés, là où le besoin se fait sentir et dans des communautés intégrées et vivables.

Troisièmement, toutes les personnes à faible revenu doivent recevoir une aide financière suffisante pour combler leurs besoins en logement. Dans le processus de détermination ou d'application de la stratégie nationale sur le logement, notre groupe pense qu'il s'agit là des points intermédiaires, c'est-à-dire que les rôles des gouvernements soient clairs à tous les paliers et que les gouvernements et tous les secteurs du logement collaborent bien et que le système de logement comprenne une diversité de sources d'approvisionnement pour qu'on soit résilient et souple.

Pour ce qui est des solutions les plus prometteuses à la question de l'augmentation des logements locatifs, nous, on a trouvé quatre solutions. D'abord, utiliser la capacité d'emprunt du fédéral pour financer la construction de nouveaux logements locatifs à prix faible ou abordable.

Deuxièmement, il faut opérer des réformes pour que l'aménagement des logements locatifs soit plus désirable. Par exemple, pas de tvh sur la nouvelle construction à des fins locatives. B), il faut retarder l'imposition de ces nouvelles unités, à condition que cela ait lieu dans la première année de construction.

Et troisièmement, un traitement fiscal plus favorable pour la construction de nouvelles unités de logements locatives. Troisième domaine, nous croyons qu'il faut de la souplesse dans la stratégie nationale sur le logement pour pouvoir reconnaître les situations distinctes entre les provinces et territoires et entre les régions et les municipalités, à l'intérieur des provinces et territoires.

Pour ce faire, nous croyons que le fédéral devrait lier les fonds fédéraux à des objectifs plutôt qu'à des critères. Et le fédéral devrait associer les municipalités aux discussions. Et comme quatrième solution, nous proposons de réduire le fardeau de la réglementation et du syndrome pas dans ma cour et nous suggérerons précisément que le fédéral lit le logement et le financement des infrastructures aux plans municipaux pour le logement locatif qui, en fait, simplifie l'approbation des constructions de la construction des nouvelles unités de logements locatifs.

Michel Tremblay : Nous allons écouter jane londerville qui nous parlera du financement de l'habitation.

Jane Londerville : Merci. Notre groupe est arrivé à un consensus selon lequel le système actuel de financement de l'habitation sert bien les propriétaires. La simplicité du processus des hypothèques contribue à la résilience de notre système et ç'a été évident lors de la crise financière récente.

Tout changement apporté à ce système devrait être bien pensé et doit être appliqué prudemment. Ç'a été souligné par les banquiers dans la salle parce que cela permettrait aux participants sur le marché de s'adapter aux changements et cela devrait également cadrer avec les objectifs énoncés et ça pourrait être un outil utile qui pourrait aider en étant (inaudible) que lors des périodes de marasme parce que l'incertitude crée des fluctuations.

Le gouvernement joue un rôle clé dans les marchés, et en permettant aux secteurs financiers d’investir en connaissant les risques qu'on assume. Les systèmes de financement de l'habitation est un élément important pour régler le problème de l'accessibilité au logement. La stratégie nationale sur le logement constitue de véritables occasions de réaliser des objectifs globaux de stabilité financière pour le pays et il faut s'assurer de l'acceptation de ces stratégies. L'autorité du financement doit se soucier de la transparence devant ce qui pourrait arriver dans certaines situations. Je vous remercie.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci. Et enfin, pour le logement des autochtones, nous avons richard hart.

Richard Hart : Bon après-midi. On est arrivé à la fin de la journée. Ç'a été une journée intéressante et excitante et je remercie la SCHL pour l'occasion qui m'est offerte de rencontrer des gens si intéressants et d'avoir des discussions si emballantes. Parlons logement. C'était un titre très à propos pour cette réunion. Moi, je me suis retrouvé dans le groupe de discussion sur le logement des autochtones et je dois préciser ici que lorsqu'on parle des logements des autochtones, on ne parle pas des logements en réserve parce que c'est hier qu'on a fait cela et aujourd'hui on focalisait sur les autochtones en milieu urbain selon le terme que vous voulez employer, on parle des autochtones vivants en milieu urbain et pas en réserve. Ça pourrait donc être des métis ou des indiens ayant un statut des indiens inscrits ou autre.

La première chose qu'on a décidée, la nouvelle stratégie pour le logement, il faut une stratégie axée sur les autochtones précisément pour que ce soit propriétaire dans la stratégie nationale sur le logement dorénavant. Et cette stratégie doit incluretous les autochtones du Canada qu'ils vivent dans le nord ou dans une ville ou dans une municipalité rurale, on doit se sentir inclus qu'on soit métis, inuit ou autre catégorie dans lesquels on a mis les gens, il faut être inclus.

Nous devons également comprendre clairement la réalité des peuples autochtones aujourd'hui en tenant compte de l'histoire de tout ce qui a précédé, que ce soit les traités ou, comment dire, les pensionnats ou l'expropriation des terres, ainsi de suite. Nous devons tenir compte de l'histoire des gens qu'on essaie de servir.

Lorsqu'on en a discuté, on s'est dit que la meilleure façon de régler le problème c'est de collaborer et d'adopter un modèle de collaboration qui rassemblait les gens pour aborder des thèmes. Il faut donc inviter tous les partenaires à la table de discussion, que ce soit le fédéral, les provinces, les municipalités ou, comment dire, les constructeurs d’appartements, un peu comme les gens qu'on voit autour de la table aujourd'hui.

Il faut rassembler les gens pour qu'ils puissent discuter de ces enjeux. Parce que c'est un enjeu de taille. Nous avons beaucoup d'autochtones qui vivent en marge de la société en milieu urbain et il faut faire plus pour que les choses changent et c'est à travers des processus comme celui-ci que le changement peut être opéré. J'ai aimé les deux dernières journées de discussions parce qu'on a discuté de tant de choses et proposé tant de solutions potentielles que ça nous redynamise et en regardant dans la salle, je vois la passion que les gens apportent à ces discussions, au sujet du logement et on peut sentir que les choses vont changer parce que je pense que je sens un véritable engagement en faveur du changement.

Comme je l'ai déjà dit, inviter tous les partenaires nous mènera à des solutions. Mais il faut un véritable engagement envers les collectivités autochtones et il faut déplacer le contrôle des mains des gouvernements ou des entités non-autochtones vers les collectivités autochtones, les collectivités qu'on prétend servir, donc les collectivités autochtones, où qu'elles soient et c'est cela la clé de l'avenir. Si on déplaçait ce contrôle, et on va assister à de bonnes choses et avec des gens comme vous qui œuvrez pour le changement, le changement sera là et à ma table de discussion, on a eu de très bonnes discussions avec des gens très passionnés. J'ai aimé cela.

J'aurais aimé être à toutes vos tables. Je vous remercie de votre attention.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci, Richard. Merci tout le monde d'être venu aujourd'hui. Merci plus particulièrement aux bénévoles qui ont décidé d'être des rapporteurs de leur table et de faire le travail difficile qui consiste à résumer les discussions. Je suis sûr que comme richard l'a dit il y a eu beaucoup de passion et ç'a été difficile de résumer

Tous les propos.

Parlons des prochaines étapes. La SCHL continuera d'appuyer le ministre Duclos en appuyant et en analysant toutes les informations découlant du processus de consultation y compris la table ronde de cette semaine et la réunion avec les partenaires prévus le 19 septembre pour créer les piliers de la stratégie nationale sur le logement. (inaudible) rapport sur ce que nous avons entendu le 22 novembre à l'occasion de la journée mondiale de l'habitation. Il annoncera alors également les prochaines étapes, notamment la demande d'approbation de la stratégie nationale sur le logement par le cabinet.

Je ne veux certainement pas devancer le ministre quant à la date à laquelle on pourrait s'attendre à ce que la stratégie nationale pourrait être lancée. Donc je vais le laisser répondre à cette question.

Entre-temps, je voudrais vous dire mon appréciation d'être venus aujourd'hui, même avec vos emplois du temps très chargés, vous avez décidé de partager vos idées avec nous. Nous partagerons vos idées avec le ministre Duclos et le gouvernement dans les prochains jours. Merci d'avoir apporté une contribution si sensée à l'élaboration d'une stratégie nationale sur le logement. Bonne soirée.

(applaudissements)

Séance de clôture de la table ronde d’experts tenue le 8 septembre 2016.

Transcription

Michel Tremblay : Bonjour et rebienvenue. Je sais que la journée a été longue mais il semble y avoir beaucoup d'enthousiasme dans la salle ce qui est bien.

Je suis sûr que tout le monde est prêt à partager ses conclusions avec le groupe élargi. On va appeler un représentant de chaque groupe pour nous donner un sommaire en quelques minutes et je vais parler brièvement des prochaines étapes.

J'invite Karen Cooper. Vous avez l'honneur de commencer.

Karen Cooper : Bonjour tout le monde. Je représente la table ronde sur l'inclusion sociale et je  me réjouis que notre groupe a été vraiment emballé et optimiste devant les possibilités qu’offre la stratégie nationale sur le logement. Donc on aborde le thème avec l'espoir et  l'optimisme en reconnaissant le besoin d'une description plus nuancée au lieu d'une explication de ce qu'est l'inclusion sociale par rapport à ce sur quoi travaille la SCHL actuellement. Nous devons parler de  l'inclusion sociale pour la communauté et pour les particuliers. Nous voulons améliorer les résultats pour les collectivités, les gens et les pays, les communautés ça comprend les endroits physiques et les cultures et les organisations.

On a regardé les 17 défis identifiés, on les a en fait réduits à cinq. Nous, on a trouvé cinq solutions pour faire des discussions et des débats. La première solution c'est d'accroître le parc immobilier parce que nous croyons qu'en augmentant le nombre de logements au Canada, on  accroîtrait le choix pour les gens. Nous voulons élargir les choix pour les gens afin de -- revenu et qui ont besoin d'aide et nous voulons des solutions encourageantes au-delà des projets pilotes. On a eu des projets pilotes au cours des ans qui ont bien réussi mais nous devons aller plus loin maintenant. Nous voulons gérer également la demande du logement ainsi que l'offre. Nous voulons étudier les besoins et voir comment les combler. Nous encourageons vraiment le fédéral à chercher des fonds de diverses sources pour le logement. On aimerait que le fédéral en fasse une priorité politique et que le gouvernement fédéral autonomise les communautés à miser sur la capacité existante à travers le Canada et au sein de son propre gouvernement fédéral.

Nous voyons le rôle fédéral comme étant celui du leadership qui consiste à rassembler les gens à partager les informations et en fournissant du financement. Mais c'est également de déterminer où le financement va et comment. Donc on s'attend à ce que le fédéral trouve de meilleures façons de miser sur les ressources existantes pour appuyer la SCHL et créer un secrétariat du logement et assurer un financement durable parce que cela — et on aimerait que le fédéral exige des différents ministres qui montrent leur appui pour la stratégie nationale sur le logement et qu'ils soient transparents devant le public à ce sujet.

En gros, donc, l'inclusion sociale c'est deux choix : on a besoin de meilleurs choix et de plus de choix pour que tout le monde trouve un endroit convenable pour vivre dans chaque collectivité au Canada. Merci.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci, Karen. La séance numéro 2 qui travaillait sur l'entretien et la préservation. Graeme Stewart va faire le rapport.

Graeme Stewart : Bonjour tout le monde. On a eu une excellente séance de discussion. C'est un sujet qui m'est cher. C'était très animé. On a eu les fournisseurs du secteur privé, du secteur public, les chercheurs, les  consultants, tout le monde y était. Ce sujet est déterminant pour la viabilité du secteur du logement.

Les gens ont tendance à penser aux maisons unifamiliales et aux bungalows comme étant les seules possibilités mais le Canada a des millions d’appartements construits dans les années 50. — c'est le chez soi de million de gens. Ç'a été construit intentionnellement et avec des subventions de la SCHL et des autres offices gouvernementaux et ç'a commencé dans les années 60 et ç'a permis au secteur privé de construire ces milliers d'unités de logements et de construire également à peu près 750 000 unités de logements socials qu'on a à travers le pays.

Avec le vieillissement de ces logements qui atteint la soixantaine, ça devient quasiment des endroits délabrés et qui accueillent parmi les gens les plus vulnérables. Plus d'un million de canadiens qui vivent dans ces maisons n'atteignent pas le seuil d’abordabilité et dans le secteur privé, ça, c'est l'ombre du marché du logement social. Une des choses qu'on a examinées soigneusement c'était l'état de ces logements et comment les rendre viables pour que ça dure une autre génération. Ce sont de bons logements qui peuvent durer un autre cycle de vie et il faut réinvestir là-dedans. On a reporté l'entretien au cours des décennies ce qui veut dire qu'il faut beaucoup de capitaux maintenant pour rendre ces maisons viables pour les prochaines générations. Mais le défi dans le secteur privé c'est comment attirer des capitaux significatifs dans ces unités de logements alors que la formule était de remonter les loyers. Ça pose le problème de l’abordabilité.

Du côté social, il y a une série d'ententes qu'on doit renouveler bientôt et qui met la présentation sur la fragilité des coop. On a examiné une litanie de défis mais le plus gros c'est comment réinvestir dans ces logements en en assurant en même temps l’abordabilité.

Il y a également la question de comment améliorer ce parc locatif pour que ce soit plus viable et pour répondre aux besoins des familles qui veulent rester sur place, des choses qu'on n'avait pas prévue au début.

Comme le dernier groupe, il y avait une traînée de solutions et après beaucoup de débats on a vu qu'on pouvait les placers par thème et on les a mis dans trois catégories. Comment apporter de capitaux dans ce parc immobilier; comment amener l'argent nécessaire pour améliorer les critères de rendement; comment dépasser les normes de base pour pouvoir profiter des normes d’abordabilité, de confort ainsi de suite.

Il y a différentes sources de financement comme solution. Il y a des plafonds d'investissement, mais comment, par exemple, attirer des prêts à faible taux d'intérêt ou à taux d'intérêt nul? Ainsi, si on dépassait les attentes, des outils plus attrayants seraient disponibles pour attirer les investisseurs. C'est un grand chiffre en termes d'argent nécessaire. Mais on pourra miser sur le financement qu'offre la SCHL et d'autres agences gouvernementales.

L'autre thème c'est l’abordabilité. Que faire devant la fluctuation du marché du secteur privé tout en maintenant l’abordabilité du secteur social? On peut par exemple conserver les ententes sur le supplément des loyers et pour faire cela, du côté du secteur privé au niveau des augmentations de loyer. Pour pouvoir augmenter les loyers, il faut pouvoir avoir un modèle d'affaires viable.

Et le dernier thème c'est la viabilité du parc immobilier, comment s'assurer que le niveau de détresse ne soit pas durable. Pour cela, il faut des engagements soutenus. Il y a beaucoup d'autres choses à dire mais c'est notre résumé. Je vous remercie.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci, Graeme. La prochaine séance était sur les données en matière de logement.

Andy Yan : Bonjour. Je faisais partie du panel sur les données sur les besoins en logement. C'était un point clé de notre conversation dans un groupe très érudit de praticiens et de représentants. Je pense que les  discussions commencent par la reconnaissance du fait que le gouvernement fédéral a bel et bien un rôle à jouer au niveau de la collecte des données et au niveau de la surveillance du parc immobilier du Canada. On parle de normalisation des données, que ce soit municipal, provincial ou fédéral. Il faut reconnaître qu'il y a un rôle que le fédéral peut jouer. On a besoin de plus de clarté dans les données lorsqu'il s'agit d'évaluer les résultats et de la nécessité de moderniser le concept de l‘abordabilité.

Plus précisément lorsqu'on parle de l’abordabilité, on parle des emplois. Dans cette discussion sur les données dont on parle, on parle d'établir des mesures de réussite. Par exemple, de quoi aura l'air la victoire de cette solution nationale pour le logement, pour l'immédiat et à long terme.

Lorsqu'on examine des éléments spécifiques, des données, on a évoqué -- et le gros de la conversation a tourné autour d'une approche longitudinale et transversale de la structure des logements à travers le Canada.

Et à partir de là, on a discuté de l'importance de créer un portail de données pour faciliter l'accès aux données existantes sur le logement. Il ne s'agit pas uniquement de créer des nouvelles méthodes et de nouvelles données mais de miser sur les données déjà disponibles.

Le nouveau recensement, la discussion visait à déterminer comment partager les renseignements déjà disponibles à travers différentes organisations partantes de la SCHL jusqu'à la banque du Canada. C'est donc en partageant cela, on peut réaliser des résultats rapides.

Dans notre discussion sur les données, on a trouvé huit outils et la discussion sur le portail web c'était une des recommandations clés.  En terminant, je dois dire qu'il ne s'agit pas seulement de parler des besoins en données mais de descendre jusqu'au niveau de déterminer quelle est la question. Et c'est à partir de cela qu'on va façonner les besoins de données sur le logement.

(applaudissements)

Michel Tremblay : C'est maintenant le tour de Greg Christenson qui va nous parler des logements pour aînés.

Greg Christenson : Sur la question des aînés et des logements pour aînés, il y a quatre ou cinq choses à retenir pour résumer notre discussion.

D'abord, il y a l'intégration de la santé dans le logement, à savoir qu'on ne peut pas étudier le logement pour aînés seuls, lorsqu'on parle du vieillissement, et si on essaie d'héberger des gens dans un cadre  résidentiel et dans des cadres institutionnels, il faut y associer la discussion sur la santé, parce que les choses vont varier avec les soins qu'ils vont apporter.

Donc le défi c'est d'intégrer tout cela et il y a des modèles qui ont réussi et on en a beaucoup discuté, beaucoup de gens sont en faveur du vieillissement sur place. Comme principe important les gens ne veulent pas  nécessairement aller dans un centre d'accueil pour personnes âgées et puis il faut prévoir que les changements pour accroître la mobilité, par exemple les salles de bain et l'accessibilité dans une économie du marché. Les gens ne veulent pas faire ces choses en l'absence d'un incident physique dans la famille.

Il y a trois pieds à ce tabouret. Comme je l'ai dit, il y a la communauté. On pourrait avoir une maison sans barrière mais si on ne peut pas traverser la rue pour aller au magasin ou pour circuler dans la communauté, il faut trouver une stratégie. Et les artisans dans le secteur locatif.

Au début, on n'a pas besoin du personnel parce que le modèle actuel compte sur le milieu familial et du conjoint mais avec le vieillissement le défi devient coûteux. Des fois, le donneur de soins ne vit pas aussi longtemps — les travailleurs, les statistiques, il faut les statistiques et les données démographiques montrent l'accroissement du nombre de ces aînés par rapport aux travailleurs. Donc il faut une cohabitation et le concept de village urbain où les logements abordables pourraient côtoyer les logements pour aînés parce que ça offre l'avantage des cadres compacts et des distances de marche.

Ça réduit la dépendance à l'égard de l'automobile et c'est bon pour l'environnement également du côté des gaz à effet de serre. Donc l’abordabilité reste un critère déterminant pour les aînés. Pour ceux qui ne pensent pas à ce genre de chose, par exemple, je sais qu'en alberta ça coûte jusqu'à quatre millions de dollars pour un lit d'hôpital et les soins à temps plein à domicile coûtent à peu près 8000 $ par mois.

Tout le monde ne peut pas -- les problèmes de notre société grâce à ce modèle mais il faut focaliser sur les soins aigus. On a parlé — on ne peut pas toujours accumuler les règlements pour obliger les gens à faire les choses. On a plutôt discuté des incitatifs et des façons d'encourager les bons comportements. Par exemple, il y a le zonage. Les arrêtés municipaux ne sont pas favorables au logement pour aînés. Le stationnement souterrain. Les aînés ne conduisent pas et ça devient une tare sur l’abordabilité. Parce que les unités pour aînés sont de plus petites tailles.

Donc beaucoup de ces arrêtés municipaux sont destinés pour le marché et il y a le code du bâtiment qu'il faudra adapter. Il y a également la lutte contre les incendies et le code du bâtiment, ç'a été conçu pour la majorité d'entre nous ici qui peuvent marcher, mais si on a des problèmes de mobilité, si on utilise une marchette, c'est difficile et si on est à l'étage c'est encore plus compliqué.

Donc il faut par exemple changer de modèle de l'impôt foncier et plusieurs représentants du secteur privé et même la SCHL également punit le logement pour aînés parce qu'il y a des taux plus élevés et des primes ou plutôt il y a des suppléments plus élevés sur les hypothèques destinées à cela. Donc on a essayé de régler le problème de la gestion avec des frais plus élevés.

Le rôle du fédéral est vu de façon positive. C'est un rôle de leadership. On va avoir une communauté qui accueille les aînés. L'idée c'est qu'on doit dépasser le code du bâtiment parce que ce code n'était pas en faitconçu pour le vieillissement de notre population et le nombre de personnes ayant des problèmes de limitation fonctionnelle. L'idée c'est que le fédéral doit travailler afin de déterminer les normes et pour viser plus haut et éviter l'approche minimaliste que reflète en fait le code du bâtiment.

J'ai parlé de communauté où on peut marcher et, de plus en plus, c'est un problème de planification urbaine parce que la proximité des magasins qui permet de se débarrasser des voitures. On a dit que c'est un segment marge dans les logements pour aînés.

Par exemple les aînés qui sont propriétaires de leur maison, mais dans d'autres provinces comme en alberta, il y a beaucoup plus d'aînés qui n'ont pas investi dans le logement. Et en alberta, même avec des aînés qui ont investi dans le logement, il faut tout de même s'occuper de ces aînés et dans le secteur du marché il y a encore beaucoup de débouchés, de possibilités. Il y a la possibilité, par exemple, de miser sur un avoir propre du logement pour réduire son loyer et on a ce sentiment que les outils financiers peuvent jouer et on a, par exemple, parlé de comment partager les pratiques exemplaires et comment changer les règlements plutôt que de procéder un règlement à la fois. Il faut donc trouver de meilleurs modèles et s'assurer que ces nouveaux modèles marchent et qu'on puisse en faire la démonstration aux consommateurs. Cela a intéressé beaucoup de gens.

Je pense que le thème global c'est de miser sur les ressources, d'avoir de nouveaux modèles du développement moderne tel que la densification. Par exemple, on peut avoir un modèle pour les soins aigus dans la communauté tout en s'occupant des aînés fragiles.

On peut s'occuper des aînés chez eux et ça, c'est beaucoup moins cher que les soins institutionnalisés. On a entendu parler du fossé entre le logement et les soins de longue durée dans la province. Heureusement, en Alberta, on a des programmes qui assurent la transition de chez soi aux soins de longue durée. Mais dans certaines provinces il n'y a pas ce genre de transition. Donc certaines de ces solutions seront viables.

Mais je pense qu'en fin de compte le consensus général c'est d'avoir ce genre de stratégie nationale c'est une bonne idée mais il faut y associer tous les paliers du gouvernement, la politique fiscale, l'immigration, les bassins de financement. Il y a un rôle (inaudible). Merci de votre attention.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Ensuite, Ron Wickman qui va nous parler des logements accessibles, la conception universelle et la visitabilité.

Ron Wickman : Merci. Notre groupe, cet après-midi, nous avons focalisé sur deux choses principales : identifier les enjeux clés et les défis pour le fédéral, et puis identifier les solutions possibles. Nous avons identifié six enjeux clés et défis.

D'abord, le manque de normes de politique et de codes pour ce qui est des logements accessibles. Il y a le manque d'information pour le Canada et les canadiens qui veulent comprendre ce que c'est qu'un logement accessible. Il y a le rôle du fédéral dans tout cela et le Canada, en fait, applique la charte des droits de la personne mais cela ne semble pas s'intégrer dans notre secteur d'habitation.

L'éducation, c'est le gros morceau. Et le marché, il faut trouver l'argent pour que tout cela se réalise. Quant aux solutions possibles par rapport au code et aux normes il faut que ce soit uniforme. Le code national est une façon pour le gouvernement d'aider, c'est dans leurs demandes de propositions pour les logements et les espaces qui leur sont acquis. On peut demander à ce que les experts soient intégrés à l'équipe. Nous devons identifier le fait que les aînés et les jeunes ayant des handicaps ont souvent besoin de différentes normes et politiques.

Et nous pouvons créer les codes, mais il faut qu'on les applique également. Ça, c'est tout un autre niveau. Pour ce qui est du manque de compréhension, nous pouvons continuer le dialogue comme on le fait aujourd'hui. On peut identifier les pratiques exemplaires, et on peut assurer l'information, soit en personne ou à travers des webinaires, et on peut également identifier les champions, c'est-à-dire ceux qui assurent la réussite de ces modèles.

Quant au rôle du gouvernement, ou des gouvernements, les gouvernements peuvent offrir du financement pour des initiatives visant des logements visitables à 100 p. 100 ou de 5 à 10 p. 100. On peut offrir des fonds pour ceux qui veulent rénover leur maison, on peut offrir des crédits d'impôt ou des incitatifs aux promoteurs immobiliers et aux constructeurs et on peut établir le cadre qui offre plus rapidement ce financement aux propriétaires et on peut identifier les meilleures pratiques visant les logements visitables et on peut offrir l'information aux architectes, surtout au niveau des écoles d'architecture.

Ayant étudié dans l'une de ces écoles, on n'y parle pas beaucoup de l'accessibilité. Il faut plus de leadership dans l'organisation. On a parlé d'avoir une conférence sur le logement accessible et le gouvernement a parlé de la possibilité pour la SCHL de revenir aux choses fondamentales et focaliser sur le logement pour les plus nécessiteux. Pour ce qui est de l'éducation et du marketing, on a parlé de la possibilité de rétablir le programme de logements flexibles, ce qu'on a appelé les maisons pour la vie et de mettre en exergue les maisons accessibles. Il faut en fait vendre des maisons accessibles pour tous les types de familles et non pas uniquement pour les gens ayant des handicaps.

Aux états-unis, il y a ce programme qui s'appelle caps, en fait, ce qu'on appelle les programmes pour spécialistes du vieillissement sur place. On peut essayer de copier cela au Canada. Il faut un virage (inaudible) pour que les gens comprennent.

Et enfin, pour ce qui est de l'argent, le gouvernement peut investir dans la recherche et le développement et peut offrir les ristournes de la tps pour l'accessibilité au niveau de la rénovation et pour les nouvelles constructions et certains ont identifié le besoin également d'identifier les coûts à court terme de l'installation des mesures d'accessibilité ou des mesures de l'ajout d'accessibilité chez soi.

J'espère que j'ai tout résumé. Merci de votre attention.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci, Ron. Maintenant, on va écouter Michael Rice qui va parler des logements dans les premières nations et en réserve.

Michael Rice : (il parle dans une langue étrangère). Je suis mohawk et je vous remercie de m'avoir nommé votre porte-parole. Je remercie tous les collègues aujourd'hui, les gouvernements des premières nations, les consultants et les représentants de la SCHL. Nous venons d'un monde différent parce qu'on a un environnement fiscal très différent, un régime foncier très différent et un cadre très différent. C'est comme si on venait d'un autre pays.

Aujourd'hui, dans notre discussion, vous demandez aux premières nations de parler du logement. Mais la plupart des municipalités n'ont pas à traiter de l'infrastructure et de la création d'emplois comme nous. Nous devons quasiment agir comme un gouvernement en nous  occupant de tout. Ça devient très complexe. On a énuméré beaucoup de défis mais parmi les priorités, il y a le fait que généralement, les premières nations ne contrôlent pas leur logement. Nous n'avons pas le juste équilibre entre le gouvernement et nos marchés dans la collectivité. Il y a des écarts énormes dans les logements. La majorité des premières nations sont assujetties à l'article 95 et ça n'offre pas beaucoup d'autres options.

Mais il y a de l'espoir parce qu'on voit aller et nous croyons que si on contrôlait des initiatives, vous verriez des choses. On a trouvé des solutions dans certaines de nos collectivités, et on a essayé d'établir des instruments pour la transition et on peut emprunter chez (inaudible), dans les provinces et ailleurs, et ma collectivité et dans d'autres collectivités également.

Comme l'un de mes collègues l'a dit, un des gros défis chez les premières nations c'est que quoi qu'on fasse dans le logement, on ne mesure pas assez ce qu'on a fait. Parce qu'on va aux conférences et à la fin, on rentre chez soi sans mesurer les efforts. Donc il faut faire attention à cela et pouvoir produire des résultats.

On a parlé de plusieurs solutions. Et je vais essayer de les résumer. Je vais essayer de tout faire en une minute. D'abord et avant tout, la première nation, on n'est pas homogène. Les mohawks et les cris sont différents, les hurons et les anishinaabe sont différents. On ne peut pas avoir une taille unique. Comme l'a dit l'autre monsieur, on a besoin de données. C'est crucial, des données de qualité pour pouvoir élaborer des politiques sensées. Et tout ce qu'on fait dans une première nation doit être ancré dans la communauté. Ça ne peut pas venir d'en haut.

À propos des solutions, on a évoqué les solutions financières, mais on ne peut pas dicter aux premières nations qu'il faut adopter le régime foncier privé.

C'est une bonne solution dans certaines communautés mais d'autres veulent juste le régime locatif. Tant que c'est viable, visons ce qui est viable. Et également, il faut encourager les communautés à s'approprier tout ce qu'on fait. Pour les petites collectivités, on peut former des grappes ou on peut s'organiser et offrir deux financements. Dans ces  collectivités regroupées, pour ce qui est du financement, moi, je suis banquier ou ex banquier. Je m'appelle toujours banquier. Oui, il nous faut du financement. Mais j'ai toujours encouragé les premières nations à investir eux-mêmes.

Pour ce qui est des intervenants, bien sûr qu'il faut le soutien du fédéral. Et nous devons également inviter la société civile. Il y a d'autres partenaires qu'on doit engager. Pour ce qui est du fédéral, le fédéral peut nous aider dans la phase de diagnostic. Quant à ce que nous  devons faire, il faut tenir compte de la diversité des premières nations et ne plus imposer une solution unique. Il y a plusieurs domaines où il faut que les premières nations soient aux commandes de tout ce qu'on veut faire pour que ça réussisse.

Je sais que les autres n'ont pas eu beaucoup de temps, mais il nous faut beaucoup de formation en littératie financière dans les communautés chez les leaders si on veut vraiment avancer au niveau du logement dans la première nation.

J'espère que j'ai tout résumé et j'apprécie cette occasion. Merci beaucoup.

(applaudissements)

Michel Tremblay : Merci, Michael. Merci tout le monde d'être venus aujourd'hui. Merci particulièrement à ceux qui ont eu le travail difficile de résumer les discussions.

Alors qu'est-ce qui nous attend maintenant? La SCHL va continuer d'appeler le ministre Duclos en réunissant et en analysant les données qui nous arrivent de partout y compris ces tables rondes et les réunions avec les partenaires dans la stratégie nationale sur le  logement pour créer les pilliers — (inaudible) rapport sur ce que nous avons entendu le 22 novembre à l’occasion de la journée mondiale de l’habitation. Il annoncera alors également les prochaines étapes, notamment la demande d'approbation de la stratégie nationale sur le logement par le cabinet.

Je ne veux pas devancer le ministre quant à la date à laquelle on pourrait s'attendre à ce que la stratégie soit lancée, donc je vais le laisser répondre à cette question.

Entre-temps, je saisis cette occasion pour exprimer mon appréciation à vous tous pour avoir été là aujourd'hui. Je sais que le temps est précieux et vous avez choisi de partager vos expertises. On a entendu des belles idées qu'on va partager avec le ministre Duclos et le gouvernement du Canada dans les prochains jours.

Merci d'avoir apporté tant à la stratégie nationale sur le logement du Canada. Bonne soirée.

(applaudissements)

Séance de clôture de la table ronde d’experts tenue le 7 septembre 2016.

Transcription

(On entend la musique)

(Écran d’ouverture: Logo “Parlons logement”)

(Le Ministre Duclos est assis au premier plan, détendu dans un cadre bureau à domicile, des images accrochées au mur derrière lui et un drapeau du Canada dans le coin.)

(Musique termine)

Le Ministre Jean-Yves Duclos

« Bonjour. Je suis Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social. J’aimerais savoir ce que vous pensez d’un enjeu très important pour tous les Canadiens : un logement qui répond à leurs besoins et qu’ils ont les moyens d’habiter.

« Les Canadiens savent combien le logement est important. C’est vraiment plus que de la brique et du mortier… L’édification de collectivités durables et inclusives et d’une économie forte où tout le monde peut prospérer doit nécessairement passer par le logement. Pourtant, trop de gens n’arrivent pas à trouver un logement convenable qu’ils peuvent se payer.

« Notre gouvernement investit déjà dans des lieux d’habitation qui comblent les besoins les plus pressants. Mais nous savons aussi qu’il faudra faire les choses différemment à l’avenir. À cette fin, nous élaborons une stratégie nationale qui ouvrira la voie à de meilleurs résultats pour le logement, mais aussi en terme socio-économiques et environnementaux, et ce, pour l’ensemble des Canadiens, y compris ceux qui vivent dans les communautés autochtones et du Nord.

« Et c’est pourquoi nous sollicitons votre avis sur la vision que nous devrions avoir pour le logement afin que tous les Canadiens puissent avoir accès à un chez-soi durable, abordable, inclusif et polyvalent.

« Alors, parlons logement.

« Je vous invite à nous faire part de vos idées et de vos réflexions. Parlez ou écrivez à votre député, faites un commentaire sur notre site Web, ou joignez-vous à la conversation dans les médias sociaux en utilisant le mot-clic « ParlonsLogement ».

« Merci de nous aider à créer une stratégie sur le logement pour tous les Canadiens.

(Musique)

(Animation de clôture : “Exprimez vous”

“Soumettez vos idées en ligne” / flèche animée

“parlonslogement.ca”

“Participez à la conversation” / megaphone animé

“#ParlonsLogement”

“Aidez à façonner l’avenir du lodgement au Canada” / illustration de logements

Logos - Twitter, LinkedIn et Facebook

Mot-symbole « Canada »)

(Musique termine. Fondu au noir)

Le ministre Jean-Yves Duclos vous demande des idées sur l’avenir du logement au Canada.

Transcription

(Musique)
(Sur fond blanc. Animation d’un phylactère mauve.)

[Texte à l’écran : Parlons logement]

« En 2011… »

(L’image change pour un plan d’un garçon de 10 ans devant une maison rurale.)

« … près d’un foyer canadien sur 10 étaient dans le besoin. Plusieurs dépensent plus d’un tiers de leur revenu afin d’avoir  un toit sur leur tête ! »

(L’image change pour un plan rapproché du même garçon de 10 ans devant une maison rurale.)

« Est-ce qu’on ne devrait pas tous être capables de se payer un logement et avoir encore de l’argent pour autres choses comme de la nourriture et des vêtements? »

(Sur fond mauve. Animation de dessins d’immeuble blanc.)

[Texte à l’écran : Les Canadiens ont accès à des logements qui répondent à leurs besoins et qui sont abordables.]

(L’image change pour un plan d’une fillette de 7 ans devant un immeuble d’appartement luxueux.)

« La façon dont nous planifions nos communautés a un impact important sur l’environnement et sur notre qualité de vie. »

(L’image change pour un plan rapproché de la même fillette de 7 ans devant un immeuble d’appartement luxueux.)

« Nos résidences ne devraient pas être plus écoénergétiques et situées près de notre travail, des services et du transport en commun? »

(Sur fond mauve. Animation de dessins d’immeuble blanc.)

[Texte à l’écran : Le logement durable est la pierre angulaire des communautés où il fait bon vivre, travailler et s’épanouir.]

(L’image change pour un plan d’un garçon de 11 ans devant un immeuble d’habitations à loyer modique.)

« Une personne autochtone sur cinq qui demeure à l’extérieur d’une réserve est sans abri ou demeure dans des endroits surpeuplés, dangereux et inadéquats. Un foyer, c’est plus qu’un endroit où l’on vit. C’est un lieu qui donne l’espoir d’une vie meilleure. »

(L’image change pour un plan rapproché du même garçon de 11 ans devant un immeuble d’habitations à loyer modique.)

« Tous les enfants devraient avoir un logement stable et sécuritaire, non ? »

(Sur fond mauve. Animation de dessins d’immeuble blanc.)

[Texte à l’écran : L’accès au logement accroit les opportunités et améliore les perspectives d’avenir des Canadiens.]

(L’image change pour un plan d’une fillette de 11 ans devant une maison en rangée.)

« Plusieurs Canadiens sont des locataires. Mais le trois-quarts des logements locatifs au Canada ont plus de 30 ans, et plusieurs ont besoin de rénovations dispendieuses. »

(L’image change pour un plan rapproché de la même fillette de 8 ans devant une maison en rangée.)

« Ne devrions-nous pas nous assurer dès maintenant que ces logements sont entretenus et en bonne condition? »

(Sur fond mauve. Animation de dessins d’immeuble blanc.)

[Texte à l’écran : Le logement locatif contribue au dynamisme des collectivités au Canada.]

« Au cours des 15… »

(L’image change pour un plan d’une fillette de 7 ans devant une maison neuve.)

« … dernières années, dans la majorité du Canada, le prix des maisons a augmenté trois fois plus rapidement que les revenus. À Toronto et Vancouver, c’est quatre fois plus. »

(L’image change pour un plan rapproché de la même fillette de 7 ans devant une maison neuve.)

« Lorsque je serai grand, j’aimerais m’acheter une maison. Comment j’vais réussir à payer mes études universitaires en plus d’épargner suffisamment pour une maison? »

(Sur fond mauve. Animation de dessins d’immeuble blanc.)

[Texte à l’écran : Le logement procure une plate-forme stable pour construire une situation financière solide.]

« Chaque année… »

(L’image change pour un plan d’un garçon de 12 ans devant un foyer pour sans-abris.)

« … plus de cent cinquante mille Canadiens doivent demeurer dans des maisons d’hébergement temporaire. Plusieurs d’entre-eux sont des enfants comme moi. »

(L’image change pour un plan rapproché du même garçon de 12 ans devant un foyer pour sans-abris.)

« C’est impensable ! On ne pourrait pas en faire plus pour les aider à s’en sortir? »

(Sur fond mauve. Animation de dessins d’immeuble blanc.)

[Texte à l’écran : L’accès au logement contribue à l’inclusion sociale et au bien-être de tous les Canadiens.]

(Sur fond blanc.)

[Texte à l’écran : parlonslogement.ca]

« Il nous reste du chemin à faire si nous voulons atteindre nos objectifs. Aidez-nous… »

(Sur fond blanc. L’image change pour les 3 logos des médias sociaux, Twitter, LinkedIn et Facebook)

[Texte à l’écran : #ParlonsLogement]

« … en nous faisant part de vos idées pour de meilleurs résultats dans la stratégie nationale sur le logement. »

(Sur fond blanc. L’image change pour le logo du Gouvernement du Canada.)

Des enfants parlent de logement